Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : intéressant si tu es vraiment dans le trip chevaux/photo
Design massif et sobre : ça en jette sur une table, moins dans un sac
Matériaux et fabrication : du solide, mais ça se paye en poids
Packaging et présentation : basique mais cohérent avec le positionnement
Durabilité : un objet qui semble prêt à encaisser les années (si tu en prends soin)
Performance visuelle : ça fait le job pour les fans de photo et de chevaux
Un beau livre photo bien massif, typique de chez Steidl
Points Forts
- Très bonne qualité matérielle : papier épais, impression propre, reliure solide
- Grand format qui met bien en valeur les photos
- Objet sympa à laisser sur une table basse pour feuilleter de temps en temps
Points Faibles
- Thème très niche (chevaux) qui ne parlera pas à tout le monde
- Format lourd et encombrant, pas pratique à transporter ou à ranger
Un pavé photo qui attire l'œil, mais pour qui au juste ?
Horse Power, c’est clairement pas le petit poche que tu lis dans le métro. On est sur un gros livre photo, bien lourd, format généreux, édité chez Steidl. Je l’ai feuilleté plusieurs fois sur une quinzaine de jours, posé sur la table du salon. À chaque fois qu’un pote passait, il le remarquait direct, surtout à cause de la taille et du poids. On sent que c’est pensé comme un objet qu’on laisse traîner pour être regardé de temps en temps, pas comme un roman qu’on enchaîne de la première à la dernière page.
Le bouquin est en anglais, mais honnêtement, ce n’est pas ça le sujet : ce qui compte, ce sont les photos. Le titre "Horse Power" annonce la couleur : ça tourne autour des chevaux, de près ou de loin. Si tu n’aimes pas les chevaux, tu vas vite tourner en rond. Si tu as un minimum d’intérêt pour le sujet ou pour la photo en général, là ça devient plus intéressant. On sent que le photographe est à fond dedans, d’ailleurs un avis Amazon est littéralement du photographe lui-même qui dit qu’il adore son propre bouquin. Ça fait sourire, mais au moins c’est honnête.
Concrètement, ce n’est pas un livre qu’on lit d’une traite. Moi, je l’ai pris par sessions de 10-15 minutes : j’ouvre au hasard, je regarde quelques doubles pages, je m’attarde sur certains détails, puis je le laisse de côté. C’est plus un objet de contemplation qu’un truc qu’on « consomme ». Et là-dessus, il fait le job : il force un peu à ralentir, à regarder, à comparer les images entre elles, à voir comment le photographe a traité son sujet. Pour un usage "salon" ou bureau, ça colle bien.
Par contre, il faut être clair : ça prend de la place, c’est lourd, et ce n’est pas un achat impulsif à glisser dans un sac. On est sur un objet assez spécifique, pour un public qui aime les beaux livres photo et qui a envie d’un volume centré sur un thème très précis. Si tu es juste curieux sans être fan de chevaux ou de photo, tu risques de trouver ça un peu cher et encombrant pour ce que tu en feras vraiment au quotidien.
Rapport qualité-prix : intéressant si tu es vraiment dans le trip chevaux/photo
Sur le rapport qualité-prix, tout dépend de ton profil. On est clairement sur un beau livre photo grand format, avec du bon papier, une impression propre et une reliure solide. Rien que ça, ça justifie un certain niveau de prix, surtout chez un éditeur comme Steidl qui ne joue pas dans la catégorie des livres bon marché. Si tu compares à d’autres beaux livres photo du même type, Horse Power se place dans la même zone : ce n’est pas donné, mais ce n’est pas délirant non plus pour ce segment.
Maintenant, si tu regardes ça avec un œil de lecteur lambda qui achète surtout des poches à 10 €, ça peut clairement paraître cher pour "juste" des photos de chevaux sur 216 pages. C’est là que le ciblage joue beaucoup. Pour quelqu’un qui aime les chevaux, bosse dans ce milieu ou collectionne les livres photo, ça peut être un achat qui a du sens, un objet qu’on garde longtemps et qu’on ressort régulièrement. Pour quelqu’un qui est juste curieux, ça fait un peu cher la curiosité.
Perso, je trouve que le livre a un bon niveau de qualité matérielle pour son prix, mais son utilité réelle reste limitée à une niche. Je ne le conseillerais pas comme premier livre photo à quelqu’un qui découvre ce type d’objets. Il vaut mieux déjà être un minimum dans ce délire-là. Dans ce cas, l’investissement se défend : tu paies pour un gros format, une bonne impression, et un sujet traité en profondeur.
En résumé, le rapport qualité-prix est correct si tu sais pourquoi tu l’achètes. Si tu es juste tenté par la jolie couverture ou par la note Amazon à 5/5 (en partie donnée par le photographe lui-même), tu risques de trouver que ça fait beaucoup d’argent pour un livre que tu ouvres trois fois par an. Pour un public ciblé, ça se tient ; pour le grand public, il y a sûrement des options plus polyvalentes au même prix.
Design massif et sobre : ça en jette sur une table, moins dans un sac
Niveau design, on est sur quelque chose de sobre et massif. Le format est large, les marges sont raisonnables, et les photos ont de la place pour respirer. Ce n’est pas un livre surchargé de texte ou de graphismes inutiles. On sent que le choix principal, c’est : laisser la place à l’image. Et pour ça, le format 29,7 x 37,3 cm fait le taf. Quand tu ouvres en double page, tu as vraiment une sensation de poster, ce qui est plutôt agréable pour se plonger dans les détails des clichés.
La mise en page reste assez classique : une ou deux images par page ou double-page, pas d’effets bizarres ni de typographie envahissante. Perso, j’aime bien ce côté simple : tu ouvres, tu regardes, tu n’es pas distrait par des titres énormes ou des textes partout. C’est pratique aussi quand tu montres le livre à quelqu’un : tu peux juste tourner les pages et discuter, sans avoir à expliquer une mise en page compliquée. Pour un objet qu’on feuillette à plusieurs, c’est plutôt bien pensé.
Par contre, le côté massif a un revers. Sur un bureau ou une table basse, c’est parfait, mais si tu veux le ranger dans une bibliothèque standard, ça dépasse parfois un peu en hauteur. Et vu les 2,45 kg, tu ne le sors pas juste pour 30 secondes. Il faut avoir envie de te poser. Moi, j’ai fini par lui trouver une place fixe sur une étagère dédiée, sinon ça devenait vite une galère de le bouger sans le cogner contre d’autres livres.
Visuellement, ce n’est pas un livre "bling-bling". Si tu cherches un objet très décoratif avec couverture brillante, dorures et tout le reste, ce n’est pas l’esprit. Là, on est plus dans le registre sobre et sérieux, typique des éditeurs photo qui misent sur le contenu plutôt que sur un design tapageur. Ça plaira à ceux qui aiment les objets discrets mais costauds. Pour un cadeau, il a quand même de la gueule une fois posé sur une table, surtout ouvert sur une belle double page, mais ce n’est pas le livre qui crie "regarde-moi" à dix mètres.
Matériaux et fabrication : du solide, mais ça se paye en poids
Concrètement, le truc qui frappe en premier, c’est le poids : 2,45 kg pour un livre, ça commence à faire. En général, ça veut dire deux choses : papier épais et couverture sérieuse. Là-dessus, Horse Power coche les cases. Le papier utilisé est clairement plus costaud que celui d’un poche ou même d’un simple livre illustré. Ça donne une bonne tenue aux pages, tu peux les tourner sans avoir peur de les déchirer en les prenant un peu vite. Pour un livre photo, c’est important : les images ne bavent pas au dos, les noirs restent bien denses, et le rendu global fait sérieux.
La qualité d’impression est propre. On n’est pas dans un poster de galerie, évidemment, mais pour un livre, ça reste franchement pas mal. Les détails ressortent bien, les contrastes sont corrects, et il n’y a pas cette sensation de grisouille qu’on peut avoir sur des impressions bas de gamme. Là, si tu prends le temps de t’approcher, tu peux vraiment profiter du travail du photographe sans te dire que l’éditeur a tout gâché pour économiser sur l’encre.
Au niveau reliure, après plusieurs ouvertures complètes à plat, je n’ai pas vu de pages qui se décollent ou de craquement inquiétant. Le dos tient bien, et tu peux ouvrir le livre largement sans avoir l’impression de le casser. Par contre, il faut quand même éviter de le maltraiter : vu le poids, si tu le laisses pendre en le tenant par une seule couverture, à mon avis ça finira mal. C’est le genre d’objet qui aime les surfaces planes et les manipulations un minimum soigneuses.
En résumé, sur les matériaux, c’est du sérieux. Le revers, c’est que tout ça le rend encombrant et pas très pratique à trimballer. Si tu cherches un livre photo que tu peux emmener facilement au boulot ou en voyage, ce n’est clairement pas celui-là. Mais si ton idée, c’est d’avoir un bel objet qui va tenir dans le temps et que tu pourras ressortir dans quelques années sans qu’il soit tout gondolé, là c’est plutôt bien vu.
Packaging et présentation : basique mais cohérent avec le positionnement
Côté packaging, on n’est pas sur un délire de coffret de luxe. Le livre arrive bien protégé, mais sans fioritures inutiles. Pas de boîte rigide, pas de fourreau ultra travaillé, juste le livre bien calé. Franchement, pour ce type de produit, ça me va très bien. L’important, c’est qu’il arrive sans coins explosés ni couverture rayée, et sur ce point-là, rien à signaler. Le format étant imposant, il prend de la place dans le carton, mais au moins il n’est pas compressé n’importe comment.
Une fois sorti, la présentation reste sobre. Pas de sur-couverture fragile qui se déchire au bout de deux jours, pas de gadgets. C’est un peu brut, mais cohérent avec l’esprit du bouquin : sérieux, orienté photo, pas objet marketing à effet wahou. Si tu aimes les éditions avec rubans, étuis spéciaux ou papiers texturés partout, tu resteras un peu sur ta faim. Là, on est plus dans le fonctionnel : protéger correctement le contenu sans en faire trop.
Pour un cadeau, ça passe quand même. Le livre lui-même a assez de présence pour faire son effet une fois dans les mains de la personne. Par contre, ce n’est pas le genre d’objet que tu offres sans un minimum d’explication. Vu le thème très ciblé (chevaux, puissance, etc.), il vaut mieux être sûr que la personne est un peu sensible au sujet, sinon tu risques un sourire poli et un livre qui finit sur une étagère sans jamais être ouvert.
Au final, le packaging ne fait pas rêver, mais il est pratique et suffisant. On sent que l’argent est passé dans l’impression et les matériaux plutôt que dans un carton ultra design qui finit à la poubelle. Perso, je préfère ça : tant que le livre arrive en bon état et qu’il est agréable à manipuler, je ne ressens pas le besoin d’avoir trois couches de packaging pour me convaincre que c’est un bel objet.
Durabilité : un objet qui semble prêt à encaisser les années (si tu en prends soin)
Vu le poids et le format, la question de la durabilité se pose forcément. Un livre de 2,45 kg qui traîne sur une table basse, ça peut vite prendre des coups, des taches, des coins abîmés. De mon côté, après plusieurs semaines à le manipuler régulièrement, le livre a plutôt bien tenu. Les coins de la couverture n’étaient pas trop marqués, la reliure ne montrait pas de signe de fatigue, et les pages restaient bien planes. Ça donne l’impression d’un objet pensé pour durer, pas pour être joli deux mois puis finir en vrac.
Le papier un peu épais aide aussi pas mal. Tu peux tourner les pages sans avoir l’impression de les plier ou de les froisser au moindre geste un peu brusque. Bon, ça ne veut pas dire qu’il faut le manipuler avec les mains pleines de gras ou à côté d’un verre de vin rouge, mais en usage normal, tu sens que ça encaisse. J’ai eu des bouquins photo plus légers où les pages se gondolaient au bout de quelques temps, là je n’ai pas vu ce problème.
Là où il faut faire gaffe, c’est sur le rangement et le transport. Dans une bibliothèque trop serrée, tu risques d’abîmer les bords en le sortant. Et si tu le transportes souvent dans un sac sans protection, la couverture va marquer. Clairement, ce n’est pas un livre nomade. C’est un objet qui aime rester à un endroit fixe, avec suffisamment de place autour. Si tu l’acceptes comme ça, il peut clairement tenir des années sans trop bouger.
En gros, la durabilité est bonne, mais elle dépend pas mal de ton usage. Si tu es du genre soigneux avec tes livres, tu peux le garder longtemps en très bon état. Si tu empiles tout n’importe comment, ce n’est pas lui qui va pardonner. Ce n’est pas fragile comme du cristal, mais ce n’est pas non plus un manuel scolaire fait pour survivre dans un sac de collégien. Ça reste un beau livre qui demande un minimum de respect.
Performance visuelle : ça fait le job pour les fans de photo et de chevaux
Alors évidemment, on ne parle pas de "performance" comme pour un smartphone, mais plutôt de ce que le livre apporte quand tu le feuillettes régulièrement. Sur ce point, Horse Power fait ce qu’on attend de lui : montrer un sujet sous plein d’angles différents, avec un vrai travail photo derrière. Si tu es sensible à la composition, à la lumière, aux textures, tu vas trouver de quoi t’occuper. J’ai passé pas mal de temps sur certaines images juste pour regarder les détails dans les muscles, la poussière, les regards, ce genre de choses.
Après, il faut être honnête : le thème est assez niche. Si tu n’as pas un minimum d’intérêt pour l’univers des chevaux, tu risques de décrocher au bout d’un moment. Moi, par exemple, je ne suis pas spécialement passionné par ce milieu, donc j’ai eu des hauts et des bas dans l’intérêt. Certaines séries m’ont vraiment accroché, d’autres m’ont laissé plus froid, un peu répétitives. C’est le risque quand un livre se concentre sur un seul sujet. En revanche, pour quelqu’un qui aime les chevaux ou qui bosse dans ce milieu, je pense que l’impact est bien plus fort.
Sur la durée, le livre reste agréable à redécouvrir. En le laissant traîner dans le salon, je me suis surpris à l’ouvrir au hasard de temps en temps, juste pour penser à autre chose. Ce n’est pas le livre que tu "termines" vraiment, c’est plutôt un objet que tu revisites. De ce point de vue, il fait le taf : il donne envie d’y revenir par petites touches plutôt que de le ranger pour toujours après un seul passage.
Si je compare à d’autres beaux livres photo que j’ai pu feuilleter, Horse Power se place bien en termes de cohérence et de rendu, mais il manque peut-être un peu de variété pour quelqu’un qui n’est pas déjà acquis au sujet. Disons que visuellement, ça tient la route, mais ce n’est pas le genre de livre qui va parler à tout le monde. Il est efficace dans son domaine, pas forcément plus.
Un beau livre photo bien massif, typique de chez Steidl
Sur la présentation pure, on est dans le classique du beau livre photo d’éditeur sérieux. 216 pages, format d’environ 30 x 37 cm, et un poids de 2,45 kg. En main, ça se sent direct : ce n’est pas un objet qu’on manipule à une main en buvant un café. Il faut une table ou un bureau, sinon c’est juste pénible. Perso, je l’ai surtout utilisé posé à plat, comme un grand album photo. Le format généreux permet d’apprécier les images en grand, ce qui est un vrai plus pour ce type de contenu.
L’édition date de 2012, première édition, chez Steidl Verlag, qui est assez connu pour ce genre de projets photo. Rien que ça donne une idée du positionnement : c’est pensé pour les amateurs de photo, pas pour le grand public lambda qui cherche un truc à lire sur la plage. Tout est en anglais, mais il n’y a pas non plus des tonnes de texte, donc même avec un niveau moyen ça passe. L’ISBN est là, la fiche est clean, on sent le livre sérieux, pas le truc auto-édité à l’arrache.
En termes de contenu, on reste sur un seul thème central : les chevaux, la force, la puissance, tout ce qui tourne autour de ce monde-là. Ce n’est pas un livre "fourre-tout" avec plein de sujets différents. C’est à la fois un avantage et un défaut : si tu accroches au thème, tu es servi ; si tu t’en lasses vite, tu vas trouver ça répétitif. Moi, au bout de quelques sessions, j’avais mes séries préférées et d’autres que je zappais un peu, mais ça fait partie du jeu avec ce genre de livre.
Dernier point : la note Amazon est à 5/5, mais avec au moins un avis venant du photographe lui-même qui dit juste "Five Stars, LOVE as I am the Photographer". Ça m’a fait rire, parce que ça ne donne pas vraiment un retour utilisateur neutre. Donc il ne faut pas trop se fier à la note parfaite, ça ne veut pas dire qu’il n’y a aucun défaut, juste qu’il n’y a pas encore beaucoup de retours variés. En résumé, la présentation annonce bien la couleur : objet sérieux, bien foutu, mais très ciblé.
Points Forts
- Très bonne qualité matérielle : papier épais, impression propre, reliure solide
- Grand format qui met bien en valeur les photos
- Objet sympa à laisser sur une table basse pour feuilleter de temps en temps
Points Faibles
- Thème très niche (chevaux) qui ne parlera pas à tout le monde
- Format lourd et encombrant, pas pratique à transporter ou à ranger
Conclusion
Note de la rédaction
Horse Power, c’est un gros livre photo sérieux, bien fabriqué, qui mise tout sur un thème très précis : les chevaux et la puissance qui va avec. Matériellement, rien à redire : papier épais, impression propre, reliure solide, format généreux. Ça en fait un bel objet à laisser sur une table basse ou dans un bureau, qu’on ouvre de temps en temps pour se poser et regarder quelques images. De ce côté-là, il fait clairement le job, sans chichis. On sent que l’éditeur a mis le paquet sur la qualité plutôt que sur le blabla autour.
Par contre, il faut être honnête : ce n’est pas un livre pour tout le monde. Si tu n’as pas un minimum d’intérêt pour les chevaux ou pour la photo, tu risques de trouver ça répétitif et encombrant. C’est un objet qui prend de la place, qui coûte plus cher qu’un livre classique, et qui demande un peu d’envie pour être vraiment apprécié. Pour un passionné de chevaux, un photographe ou quelqu’un qui collectionne les beaux livres, ça peut être un bon choix, un truc qu’on garde et qu’on ressort régulièrement. Pour quelqu’un qui cherche juste un joli bouquin à feuilleter vite fait, il y a des options plus variées et plus accessibles.
En gros, je dirais que Horse Power est un bon livre, bien fait, mais très ciblé. Si tu coches les cases du public visé, tu y trouveras ton compte. Sinon, tu risques surtout de payer pour un gros pavé qui impressionne plus par sa taille que par son intérêt au quotidien.