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Test Pêle-mêle André Juillard : le joli livre-objet pour fans, mais pas donné pour 60 pages

Jean-Marc Dupont
Jean-Marc Dupont
Coordinateur de salons et événements
15 mai 2026 1 min de lecture
Pêle-mêle André Juillard : Edition numérotée avec...

Résumé

Note de la rédaction

★★★★★ ★★★★★

Un bon rapport qualité-objet, mais 60 pages, ça pique un peu

★★★★★ ★★★★★

Un design sobre qui met le dessin en avant

★★★★★ ★★★★★

Papier épais, impression soignée et sérigraphie en bonus

★★★★★ ★★★★★

Présentation correcte, mais pas de folie côté protection

★★★★★ ★★★★★

Un livre qui encaisse bien les feuilletages répétés

★★★★★ ★★★★★

Un pêle-mêle d’illustrations plus qu’un vrai livre à lire

★★★★★ ★★★★★

Points Forts

  • Belle qualité de papier et d’impression, format agréable à feuilleter
  • Présence d’une sérigraphie numérotée qui peut être encadrée
  • Mise en page sobre qui met bien en valeur le trait de Juillard

Points Faibles

  • Seulement 60 pages, contenu assez limité pour le prix
  • Peu de texte ou de contexte, pas idéal pour découvrir l’auteur

Un beau livre d’illustrations… mais pour qui, concrètement ?

Je vais être clair tout de suite : ce « Pêle-mêle André Juillard » c’est un livre de dessins, pas une BD classique. Pas d’histoire à suivre, pas de cases avec bulles partout, mais plutôt une sorte de portfolio autour du travail de Juillard, avec en plus une sérigraphie et une édition numérotée. Je l’ai acheté par curiosité parce que j’aime bien son trait sur « Blake et Mortimer » et que je voulais voir ce qu’il faisait en dehors des albums classiques. Niveau format, on est sur du 23 x 30,5 cm, donc assez grand pour profiter des dessins, et on sent tout de suite que c’est pensé comme un objet à feuilleter tranquillement, pas comme un bouquin de chevet qu’on trimballe dans le métro.

Ce qui m’a frappé au départ, c’est le côté un peu « luxe discret » : pas de gros logo de marque (de toute façon l’éditeur c’est Le Pythagore, pas une grosse machine), une couverture sobre, et cette idée d’édition numérotée qui donne un côté un peu collection. Par contre, faut être honnête : 60 pages, ça reste peu, surtout quand on voit le poids (1,3 kg) et qu’on devine que le prix n’est pas celui d’un poche. On sent qu’on paye autant l’objet et la rareté que le contenu pur.

En le feuilletant la première fois, j’ai eu le sentiment d’un truc assez cohérent : des illustrations pleine page, des croquis, des personnages qu’on reconnaît, d’autres moins. Ça respire bien, il y a de l’air sur les pages, on n’est pas noyé sous le texte. Si tu cherches un bouquin qui raconte une histoire, tu vas être déçu. Mais si tu veux juste te poser avec un café et regarder du beau dessin, ça fait le job. Moi je l’ai laissé traîner sur la table basse quelques jours, et tout le monde qui passait chez moi le feuilletait au moins cinq minutes, donc clairement, ça attire l’œil.

Après, il faut replacer ça dans son contexte : c’est sorti en 2005, ce n’est pas une nouveauté, donc on n’est pas sur le dernier truc hype. C’est plutôt un livre pour ceux qui suivent Juillard depuis un moment ou qui aiment les beaux livres d’illustration. Perso, je ne regrette pas l’achat, mais je vois très bien pourquoi certains pourraient trouver ça cher pour « juste » 60 pages de dessins. C’est un peu le genre de produit où soit tu fais partie du public visé et tu es content, soit tu te dis « ok, sympa, mais je ne mets pas ce prix là-dedans ».

Un bon rapport qualité-objet, mais 60 pages, ça pique un peu

★★★★★ ★★★★★

Sur la question du rapport qualité-prix, c’est là que ça se discute. On a un beau livre, papier solide, impression propre, format agréable, plus une sérigraphie et une édition numérotée. Sur le papier, ça coche pas mal de cases pour un objet de collection. Mais derrière, il faut garder en tête que ça reste 60 pages. Concrètement, tu ne vas pas y passer des heures à le lire comme un roman. C’est du feuilletage, de la contemplation, tu reviens dessus de temps en temps, mais ce n’est pas un bouquin qui va t’occuper un week-end entier.

Si tu es fan de Juillard, le calcul est simple : tu payes pour avoir un concentré de son travail, bien imprimé, avec un tirage d’art que tu peux encadrer. Dans ce cas-là, le prix se justifie plutôt bien, parce que tu vois la sérigraphie comme un vrai plus. Quand tu compares avec le prix d’un tirage d’art seul, finalement le combo livre + sérigraphie tient la route. C’est comme acheter un vinyle avec un beau livret : tu payes l’objet plus que juste le contenu brut.

Par contre, si tu es juste curieux, sans être particulièrement attaché à l’auteur, là je trouve que ça commence à faire cher pour un simple aperçu de son travail. Pour découvrir Juillard, tu as des BD classiques ou des artbooks plus denses qui te donneront plus de matière pour parfois moins cher. Ici, on est clairement sur un produit ciblé : collectionneurs, fans, gens qui aiment les beaux livres et qui ne regardent pas trop au nombre de pages tant que l’objet est soigné.

Au final, je dirais que le rapport qualité-prix est « bon » si tu es dans le public visé, et « moyen » si tu ne l’es pas. Ça fait le job comme bel objet d’illustration, mais il ne faut pas se raconter d’histoires : ce n’est pas la meilleure affaire du monde en termes de quantité de contenu. Si tu assumes de payer pour la qualité d’impression, le côté numéroté et la sérigraphie, tu ne seras pas surpris. Si tu cherches un gros pavé d’images pour pas trop cher, il y a mieux ailleurs.

Un design sobre qui met le dessin en avant

★★★★★ ★★★★★

Sur le design pur, le livre est franchement pas mal. Le format 23 x 30,5 cm, c’est un bon compromis : assez grand pour profiter des détails, mais pas au point d’être relou à manipuler. Le poids, 1,3 kg pour 60 pages, montre que le papier est épais et que la couverture est solide. En main, ça fait tout de suite « beau livre », pas magazine cheap. La maquette est assez minimaliste : beaucoup de blanc autour des illustrations, peu de texte, pas de graphisme qui vient parasiter le dessin. Pour un bouquin centré sur un illustrateur, c’est plutôt une bonne chose.

Ce que j’ai bien aimé, c’est la variété de mise en page sans que ce soit le bazar. On a des illustrations pleine page qui claquent bien, des pages avec plusieurs croquis, parfois des compositions plus chargées. Mais globalement, ça respire. On ne se retrouve pas avec des images coupées n’importe où ou des marges ridicules. C’est le genre de bouquin qu’on peut poser ouvert sur une table et laisser comme ça, juste pour profiter d’une illustration en grand. Pour un objet de collection, c’est exactement ce qu’on attend.

Par contre, niveau modernité, ça se sent que c’est un livre de 2005. La charte graphique est très classique, voire un peu datée si on compare aux artbooks récents qui jouent plus avec les typos, les couleurs, etc. Là, c’est très sobre, presque trop parfois. Certains apprécieront, d’autres trouveront que ça manque un peu de personnalité côté design global. Moi ça ne m’a pas gêné, mais c’est vrai que ça ne donne pas un gros effet « waouh » quand on le pose à côté de livres d’art plus récents.

Au final, le design est cohérent avec le projet : mettre le trait de Juillard au centre, sans fioritures. C’est propre, lisible, agréable à feuilleter. Ce n’est pas un objet ultra original dans la forme, mais ça fait clairement le job pour ce type de livre. Si tu cherches un truc très travaillé graphiquement, tu resteras un peu sur ta faim. Si tu veux surtout voir les dessins bien mis en valeur, tu t’y retrouveras.

Papier épais, impression soignée et sérigraphie en bonus

★★★★★ ★★★★★

Niveau matériaux, on voit où part une partie du prix. Le papier est épais, avec un toucher un peu satiné mais pas glissant, ce qui est agréable pour feuilleter sans avoir l’impression de manipuler des feuilles de magazine. Le poids de 1,3 kg pour seulement 60 pages montre bien que ce n’est pas du papier bas de gamme. Les pages ne gondolent pas, même après plusieurs manipulations, et on n’a pas cette sensation de transparence où on verrait l’illustration de la page suivante à travers. Pour un livre d’images, c’est important, et là-dessus, ça tient la route.

L’impression est propre : les couleurs sont stables, les noirs sont bien denses, et les traits fins de Juillard restent nets. Je n’ai pas vu de décalage, de bavure ou de pages mal centrées sur mon exemplaire. Après plusieurs feuilletages, les coins de pages tiennent bien, pas de déchirure ou de marque trop visible. La reliure semble solide : le livre s’ouvre bien à plat sans qu’on ait peur de casser le dos, ce qui est pratique pour profiter des doubles pages. On sent que ce n’est pas un livre pensé pour être jeté au bout de deux ans.

Le plus de cette édition, c’est la sérigraphie fournie avec, et le fait que ce soit numéroté. La sérigraphie, c’est un tirage d’art sur papier un peu plus épais, avec une impression qui a plus de relief qu’une simple page de livre. Là, on a vraiment l’impression d’avoir un petit poster à encadrer. Selon comment tu comptes l’utiliser, ça peut clairement justifier une partie du tarif. Si tu l’encadres, tu as un visuel sympa au mur, signé et numéroté, ce qui donne un côté plus « pièce de collection ».

Globalement, sur les matériaux, difficile de râler. C’est du costaud, ça tient bien en main, ça ne fait pas cheap. Là où on peut discuter, c’est sur la quantité par rapport au prix : même si la qualité est là, ça reste 60 pages. Si tu es du genre à calculer au nombre de pages par euro, tu vas tiquer. Mais si tu vois ça comme un mix entre un livre et un petit tirage d’art, le rapport matériaux / rendu est plutôt correct.

Présentation correcte, mais pas de folie côté protection

★★★★★ ★★★★★

Pour le packaging, on est sur quelque chose de plutôt simple. Le livre arrive bien protégé par l’emballage Amazon, mais au niveau de l’éditeur lui-même, ce n’est pas la grosse mise en scène. Pas de coffret rigide ou de boîte spéciale avec le logo partout. On a le livre, la sérigraphie associée, et c’est tout. Ça fait le job en termes de livraison, mais on sent que ce n’est pas pensé comme un gros pack collector ultra travaillé. Perso, ça ne m’a pas choqué, mais pour une édition numérotée, certains pourraient s’attendre à un peu plus de mise en valeur.

La sérigraphie est généralement glissée à plat dans le livre ou dans une pochette. Ça protège un minimum, mais ce n’est pas non plus blindé. Si le transport est un peu brutal, il peut y avoir de légères marques sur les bords. Dans mon cas, rien de grave, mais on n’est clairement pas sur le niveau de protection d’un tirage d’art expédié dans un tube rigide. Si tu y tiens vraiment, je conseille de la mettre rapidement dans une pochette cartonnée ou de l’encadrer pour éviter les mauvaises surprises.

Visuellement, le packaging reste sobre. Pas de gros autocollant « édition limitée » flashy, pas de livret supplémentaire expliquant la démarche, rien de tout ça. C’est un peu dommage, parce que quelques petites touches en plus auraient donné plus de cachet à l’ensemble : un certificat numéroté séparé, une petite note de l’éditeur, bref un truc qui donne vraiment l’impression d’avoir un objet spécial entre les mains. Là, on est plus sur un beau livre standard, avec en bonus une sérigraphie.

En résumé, niveau packaging, ça reste correct mais sans plus. Le contenu arrive en bon état, ce qui est le principal, mais si tu espères l’expérience « unboxing » d’une grosse édition collector, tu ne l’auras pas. Pour moi, ça ne casse pas le produit, mais ça renforce l’idée que ce livre s’adresse surtout aux gens qui s’intéressent au contenu (les dessins, la sérigraphie) plus qu’au show autour.

Un livre qui encaisse bien les feuilletages répétés

★★★★★ ★★★★★

Sur la durabilité, j’ai laissé le livre en libre accès dans le salon pendant quelques semaines, histoire de voir comment il vieillit en usage normal. Concrètement, il a été ouvert et refermé un paquet de fois, parfois pas très délicatement, et il s’en sort bien. La reliure ne craque pas, les pages ne se détachent pas, et le dos du livre est toujours propre. Pour un beau livre, c’est important, parce que souvent on a peur de les abîmer. Là, on peut le manipuler normalement sans avoir l’impression de jouer avec un truc ultra fragile.

Les bords de la couverture marquent un peu si tu le transportes dans un sac avec d’autres objets, ça c’est classique. Ce n’est pas blindé comme une couverture cartonnée ultra épaisse, mais ça reste correct. Si tu comptes le garder nickel, il vaut mieux le stocker bien droit dans une bibliothèque ou à plat sur une étagère, pas en vrac. Perso, après plusieurs semaines, j’ai juste quelques micro-marques sur la tranche, rien de dramatique. Pour un usage domestique normal, c’est largement acceptable.

La sérigraphie, si tu la laisses dans le livre ou dans son emballage d’origine, ne bouge pas. Par contre, si tu la sors et que tu la manipules souvent, là il faudra faire un peu gaffe, comme pour n’importe quel tirage d’art sur papier. Ça n’a rien à voir avec un poster plastifié : ça peut marquer si tu le plies ou si tu le touches avec les mains un peu grasses. Mais ça, ce n’est pas un défaut du produit, c’est juste la nature de l’objet.

Au final, sur la durée, je pense que ce livre peut tenir des années sans souci si tu en prends un minimum soin. Ce n’est pas un bouquin de poche à lire dans le bain, c’est clair, mais pour un beau livre d’illustration, il est suffisamment robuste. Si tu comptes le garder comme pièce de collection, avec la sérigraphie, tu peux y aller tranquille. Juste, évite de le laisser traîner à côté d’un café renversé ou d’un chat un peu trop curieux.

Un pêle-mêle d’illustrations plus qu’un vrai livre à lire

★★★★★ ★★★★★

Concrètement, ce « Pêle-mêle André Juillard », c’est une compilation d’images autour de son travail, organisée de façon assez libre. On n’est pas sur un catalogue ultra structuré, mais plutôt sur une sélection de dessins, croquis, illustrations finies, avec parfois un peu de texte, parfois rien du tout. Le sous-titre « Pêle-mêle » est bien trouvé : on a vraiment cette impression de feuilleter un carnet de dessins mis au propre. Avec 60 pages au total, il ne faut pas s’attendre à un pavé, mais les pages sont bien remplies et le format assez grand permet de profiter des détails.

Le truc qui m’a plu, c’est que les images ne sont pas compressées n’importe comment. Il y a des pleines pages, des doubles pages, quelques montages, mais ça reste lisible. On sent que le bouquin a été pensé pour mettre le dessin en avant, pas pour caser le plus de choses possible. Pour quelqu’un qui aime le style de Juillard, c’est agréable à parcourir : les visages, les costumes, les décors, tout ressort bien. On est loin d’un simple livret promotionnel, ça reste un vrai objet de collection avec son numéro et sa sérigraphie à part.

Par contre, si tu espères des explications détaillées, des commentaires de l’auteur ou des making-of, tu peux oublier. Là-dessus, c’est assez léger. On n’est pas dans un gros artbook ultra pédagogique comme on en voit parfois, mais plutôt dans un recueil d’images qui parle surtout aux gens qui connaissent déjà un peu son univers. J’aurais bien aimé, perso, quelques pages en plus avec du contexte : date des dessins, projets liés, ou même deux-trois pages d’entretien. Là, on reste un peu sur sa faim si on aime bien comprendre ce qu’il y a derrière les images.

En résumé, en termes de présentation, c’est propre, clair, orienté image et collection. Ça fait le job pour un fan qui veut un bel objet à sortir de temps en temps, mais ce n’est pas le livre de référence pour découvrir Juillard. Si c’est ton premier contact avec lui, tu risques de trouver ça un peu sec en infos. Pour moi, ça marche bien comme complément à ses BD, pas comme porte d’entrée.

Points Forts

  • Belle qualité de papier et d’impression, format agréable à feuilleter
  • Présence d’une sérigraphie numérotée qui peut être encadrée
  • Mise en page sobre qui met bien en valeur le trait de Juillard

Points Faibles

  • Seulement 60 pages, contenu assez limité pour le prix
  • Peu de texte ou de contexte, pas idéal pour découvrir l’auteur

Conclusion

Note de la rédaction

★★★★★ ★★★★★

Au final, ce « Pêle-mêle André Juillard » est un beau livre d’illustration qui vise clairement un public précis : les fans de Juillard et les amateurs de livres-objets. Sur la forme, c’est propre : papier épais, impression nette, format agréable à feuilleter, reliure solide. La sérigraphie et l’édition numérotée apportent un vrai petit plus pour ceux qui aiment collectionner. En tant qu’objet à poser sur une table basse ou à sortir de temps en temps pour le plaisir des yeux, ça fait clairement le job. On sent que l’éditeur a misé sur la qualité matérielle plutôt que sur la quantité de contenu.

Par contre, il faut accepter les limites : seulement 60 pages, assez peu de texte ou de contexte, et un packaging plutôt simple pour une édition dite « spéciale ». Ce n’est pas le bon choix si tu veux découvrir l’univers de Juillard en profondeur ou si tu cherches un gros artbook bien rempli pour un budget serré. Pour les autres, ceux qui ont déjà ses BD dans leur bibliothèque et qui veulent un objet un peu plus rare à ajouter à la collection, c’est un achat qui se défend. En gros : très sympa si tu sais exactement pourquoi tu l’achètes, dispensable si tu es juste curieux.

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Sous-notes

Un bon rapport qualité-objet, mais 60 pages, ça pique un peu

★★★★★ ★★★★★

Un design sobre qui met le dessin en avant

★★★★★ ★★★★★

Papier épais, impression soignée et sérigraphie en bonus

★★★★★ ★★★★★

Présentation correcte, mais pas de folie côté protection

★★★★★ ★★★★★

Un livre qui encaisse bien les feuilletages répétés

★★★★★ ★★★★★

Un pêle-mêle d’illustrations plus qu’un vrai livre à lire

★★★★★ ★★★★★
Pêle-mêle André Juillard : Edition numérotée avec une sérigraphie
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