Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : pour qui ça vaut le coup
Design et mise en forme : un beau gros volume, pas trop tape-à-l’œil
Confort de lecture : très bien sur table, beaucoup moins en main
Matériaux et qualité d’impression : solide mais pas luxe absolu
Packaging et état à la réception : gros volume, attention aux chocs
Performance du duo texte + illustrations : est-ce que ça apporte vraiment quelque chose ?
Contenu et mise en page : La Fontaine + Chagall, ça fonctionne comment ?
Points Forts
- Grand format qui met bien en valeur les illustrations de Chagall
- Papier et impression de bonne qualité pour un usage régulier
- Objet agréable à laisser sur une table ou dans une bibliothèque, lecture par petites touches
Points Faibles
- Poids et taille peu pratiques pour une lecture longue ou nomade
- Pas d’appareil critique ou de contenu pédagogique, juste le texte et les images
Un gros livre qui donne envie de traîner sur la table du salon
Je vais être clair : j’ai pris ce livre surtout parce que j’aime bien Chagall, et que les Fables de La Fontaine, ça parle un peu à tout le monde. Je cherchais un truc à laisser sur la table basse, qu’on peut feuilleter en passant, sans forcément se lancer dans un roman. Là-dessus, ce bouquin fait clairement le job : c’est grand, c’est lourd, ça en impose. Rien qu’en le sortant du carton, tu comprends que ce n’est pas un petit poche à lire dans le métro.
On est sur un format vraiment large, à peu près 27 x 32 cm, et un peu plus de 2 kg. Concrètement, tu ne le tiens pas à une main au lit le soir, sauf si tu veux finir avec le poignet en vrac. Par contre, posé à plat sur une table, c’est parfait pour regarder les illustrations tranquillement. Ce n’est pas un livre qu’on trimballe partout, c’est plutôt un objet qu’on laisse à un endroit et qu’on ouvre de temps en temps.
Ce qui m’a motivé aussi, c’est que l’édition est récente (2023, chez Hazan), donc je m’attendais à une impression propre, du papier correct et une mise en page un peu soignée. Sur ces points-là, globalement, j’ai été plutôt satisfait, même si ce n’est pas non plus un truc de musée. On sent que le but c’est de mettre en avant les dessins de Chagall tout en gardant le texte lisible, pas de faire un objet ultra luxueux.
En gros, si tu cherches un petit livre discret, ce n’est pas ça. Si tu veux un gros volume à ouvrir de temps en temps, pour lire une fable et regarder l’illustration qui va avec, là on est dans le bon usage. Après, il y a quelques détails qui m’ont un peu moins plu, j’en parle plus loin, mais dans l’ensemble, on comprend assez vite pourquoi il a une bonne note sur Amazon.
Rapport qualité-prix : pour qui ça vaut le coup
Niveau prix, on est clairement au-dessus d’une édition poche classique des Fables de La Fontaine, mais ce n’est pas le même produit. Là, tu payes pour plusieurs choses : le grand format, la couverture rigide, le papier de meilleure qualité et surtout les illustrations de Chagall. Si tu cherches juste à lire les fables, honnêtement, tu trouveras beaucoup moins cher ailleurs, en poche ou même gratuitement en ligne.
Là où ça devient intéressant, c’est si tu vois ce livre comme un objet à la fois déco et lecture. Posé sur une table basse ou dans une bibliothèque, il a une certaine présence. Tu peux le sortir quand tu as des invités, le feuilleter avec quelqu’un, ou juste te faire une petite session de lecture / contemplation de temps en temps. Dans ce contexte-là, je trouve le rapport qualité-prix correct. Ce n’est pas donné, mais tu en as pour ton argent en termes de fabrication et de contenu.
Après, soyons honnêtes : ce n’est pas non plus le deal du siècle. On paie aussi un peu le côté “livre d’art” et le nom de Chagall. Il y a sûrement des éditions plus simples avec illustrations d’autres artistes qui coûteront moins cher. Mais si tu tiens à ce duo précis La Fontaine + Chagall, cette édition grand format est une option cohérente, sans tomber dans des tarifs délirants comme certains beaux livres d’art.
En gros, je dirais que ça vaut le coup pour : ceux qui aiment les classiques, ceux qui apprécient Chagall, et ceux qui veulent un beau livre à laisser visible chez eux. Si tu veux juste un texte pour bosser ou pour faire lire les fables à des enfants sans te ruiner, passe sur une édition plus basique, tu économiseras pas mal sans perdre le contenu littéraire.
Design et mise en forme : un beau gros volume, pas trop tape-à-l’œil
Niveau design, le livre fait son effet sans en faire trop. La couverture (rigide) met en avant une illustration de Chagall, ce qui donne tout de suite le ton : on est dans le mélange littérature / art. J’ai trouvé que la première impression, une fois le film plastique retiré, était plutôt bonne : ça fait sérieux, bien fini, sans côté bling-bling. On sent que c’est pensé pour être un beau livre, mais pas un objet de luxe intouchable.
À l’intérieur, la mise en page est assez sobre. Fond blanc, texte noir, titres de fables bien visibles. Les illustrations, souvent en couleur, ressortent bien. Le contraste est bon, les couleurs ne bavent pas, et on n’a pas l’impression de regarder une photocopie bas de gamme. Ce n’est pas de l’art imprimé ultra haut de gamme, mais pour un livre à feuilleter, ça tient la route. J’ai passé pas mal de temps à juste tourner les pages pour regarder les dessins, et je n’ai pas été gêné par la mise en page.
Le seul truc qui m’a un peu fait tiquer, c’est l’épaisseur du volume par rapport à la hauteur/largeur. Avec 2,8 cm d’épaisseur pour ce format, on se retrouve avec un bloc assez massif. Quand on le pose ouvert, les premières et dernières pages ont tendance à se refermer un peu, donc il faut parfois maintenir le livre avec la main ou poser un petit objet pour le garder bien à plat. Ce n’est pas dramatique, mais pour un usage “table basse”, j’aurais aimé qu’il reste un peu plus naturellement ouvert.
Globalement, le design est dans la continuité de ce qu’on attend d’un beau livre moderne : propre, lisible, assez classique. Si tu aimes les mises en page très originales ou les éditions ultra travaillées, tu resteras peut-être sur ta faim. Mais si tu veux quelque chose de clair, où texte et images se lisent facilement, là, c’est franchement pas mal.
Confort de lecture : très bien sur table, beaucoup moins en main
Sur le confort, il faut être clair : ce livre est fait pour être lu posé, pas tenu. Avec plus de 2 kg et un format de presque 32 cm de haut, si tu essaies de le lire allongé dans le lit ou affalé dans le canapé en le tenant à bout de bras, tu vas vite regretter. Au bout de 10-15 minutes à feuilleter comme ça, j’avais clairement les poignets qui tiraient. Donc pour moi, la bonne façon de l’utiliser, c’est posé à plat sur une table ou un bureau, et là, ça change tout.
Une fois posé, la lecture est agréable. La taille des caractères est correcte, les marges laissent un peu d’espace pour respirer, et le grand format permet de ne pas se sentir “serré” dans la page. Pour lire une ou deux fables, c’est très confortable. Je me suis surpris plusieurs fois à m’arrêter sur une illustration, à relire la fable liée, puis à passer à une autre un peu plus loin. On peut faire ça par petites sessions sans se fatiguer les yeux.
Par contre, pour quelqu’un qui voudrait se faire de longues sessions de lecture continue, genre une heure ou plus, je trouve que ce n’est pas le format le plus pratique. On est obligé de rester à une table, un peu comme quand on travaille, et du coup on perd un peu le côté “lecture détente” qu’on a avec un format poche ou un broché plus léger. Ça ne me dérange pas, parce que je vois ce livre plus comme un objet qu’on consulte de temps en temps que comme un livre qu’on lit d’une traite, mais il faut le savoir.
Si tu comptes le partager avec des enfants, c’est pareil : à deux autour d’une table, ça va très bien, chacun regarde les images, lit ou écoute la fable. Mais pour un gamin qui voudrait l’avoir sur les genoux tout seul, le poids et la taille risquent d’être un vrai frein. Donc oui, le confort est bon dans le bon contexte, mais ce n’est pas un livre polyvalent qu’on lit partout.
Matériaux et qualité d’impression : solide mais pas luxe absolu
Sur les matériaux, on est sur quelque chose de plutôt sérieux. La couverture est rigide, avec un carton assez épais. Tu sens tout de suite que ce n’est pas un poche : le livre pèse un peu plus de 2 kg, donc il y a de la matière. Après quelques jours à le manipuler, l’ouvrir, le fermer, le déplacer entre salon et bureau, je n’ai pas vu de marque d’usure particulière sur la couverture ou le dos. Ça inspire confiance pour une utilisation régulière.
Le papier à l’intérieur est de bonne épaisseur, pas du papier journal qui gondole au premier doigt un peu humide. On est sur un grammage qui tient bien en main, les pages ne se froissent pas au moindre geste. Surtout, comme il y a beaucoup d’illustrations en couleur, c’est important que le papier ne laisse pas passer l’encre de l’autre côté. Là-dessus, rien à signaler : pas de transparence gênante, pas de couleurs qui bavent. L’impression est nette, les contours sont propres.
Maintenant, soyons honnêtes : on n’est pas non plus sur un papier ultra épais façon album photo haut de gamme. Quand tu le compares à certains très gros beaux livres d’art vendus beaucoup plus cher, tu vois la différence. Ici, ça reste un compromis entre qualité correcte et prix qui reste jouable. Pour moi, ce compromis est plutôt bien géré : ça fait le job pour profiter des illustrations, sans donner l’impression d’un produit cheap.
Le seul point où je me pose une question, c’est la tenue dans le temps de la reliure. Pour l’instant, elle tient bien, le livre s’ouvre correctement, pas de pages qui se décollent. Mais vu le poids du volume et la façon dont on est obligé de le manipuler (souvent à deux mains), j’espère que ça ne lâchera pas au bout de quelques années. À ce stade, je dirais que la qualité est bonne pour un usage normal, mais si tu le maltraites, ce n’est pas un tank non plus.
Packaging et état à la réception : gros volume, attention aux chocs
Côté packaging, j’ai reçu le livre dans un carton standard Amazon, sans protection folle mais avec quand même un peu de rembourrage. Vu le poids (un peu plus de 2 kg) et la taille, je m’attendais à quelque chose d’un peu plus costaud. De mon côté, il est arrivé en bon état, pas de coins écrasés, pas de couverture marquée, donc rien à signaler. Mais quand je vois un avis qui mentionne un état plus abîmé que prévu, ça ne m’étonne pas tant que ça : un livre aussi lourd, s’il bouge un peu dans le carton, les coins peuvent vite prendre cher.
Le livre lui-même est sous film plastique à l’intérieur, ce qui est normal pour ce type de produit. Ça protège au moins de la poussière et de quelques micro-rayures. Une fois le plastique enlevé, pas de mauvaise surprise. Les bords du livre étaient propres, le dos bien droit. J’ai inspecté vite fait la reliure et les premières pages, rien de gondolé ou de mal collé.
Concrètement, je pense que la qualité du packaging dépend beaucoup de la personne qui prépare le colis et de la façon dont le livre est calé dans le carton. Pour un objet de ce poids et de ce format, je préférerais un carton un peu plus ajusté et un rembourrage plus dense. Là, ça passe, mais on sent que ce n’est pas la priorité absolue. Si tu es très maniaque sur l’état de tes beaux livres, tu risques de serrer un peu les dents en attendant de voir dans quel état il arrive.
En résumé, chez moi, ça s’est bien passé, mais vu la nature du produit, je comprends qu’il puisse y avoir des ratés. Ce n’est pas un petit poche qui encaisse tout sans broncher. C’est un gros pavé avec des coins exposés, donc le moindre choc se voit vite. À garder en tête si tu l’offres ou si tu es du genre à inspecter chaque micro-défaut.
Performance du duo texte + illustrations : est-ce que ça apporte vraiment quelque chose ?
La vraie question, pour moi, c’était : est-ce que les illustrations de Chagall apportent vraiment un plus par rapport à une édition classique des Fables de La Fontaine ? Après quelques jours à feuilleter le livre, je dirais que oui, globalement, ça change la façon dont on aborde les textes. Les dessins ont un style assez marqué, parfois un peu étrange, qui donne une ambiance particulière à chaque fable. Ce n’est pas juste “une image pour faire joli”, on sent qu’il y a une interprétation derrière.
J’ai bien aimé le fait que certaines fables que je connaissais à peine m’ont accroché justement grâce à l’illustration. Par exemple, je me suis arrêté sur une image un peu colorée, j’ai lu la fable liée, et ça m’a donné envie d’enchaîner avec d’autres. Donc en termes de “performance” pour redonner envie de lire un classique qu’on a tous croisé à l’école, je trouve que ça fonctionne plutôt bien. Le truc qui m’a plu, c’est ce côté redécouverte : tu ne lis pas juste du La Fontaine, tu le vois aussi.
Après, tout n’est pas parfait. Certaines illustrations m’ont semblé un peu éloignées de ce que je m’attendais à voir pour la fable en question. Ça peut être intéressant, parce que ça fait réfléchir, mais parfois tu restes un peu sur ta faim, en mode “ok, pourquoi ce choix-là ?”. Donc si tu cherches quelque chose de très littéral, où chaque dessin colle exactement à l’histoire, tu risques d’être un peu surpris.
Globalement, je trouve que le pari est réussi : pour un adulte qui a déjà lu La Fontaine, ça donne une nouvelle porte d’entrée. Pour quelqu’un qui découvre, ça peut être un moyen plus visuel de rentrer dedans. Ce n’est pas révolutionnaire non plus, mais ça fait le job pour donner envie de rouvrir un classique sans avoir l’impression de retourner en cours de français.
Contenu et mise en page : La Fontaine + Chagall, ça fonctionne comment ?
Niveau contenu, on est sur les Fables de La Fontaine en français, dans une édition illustrée. Le livre compte environ 240 pages, donc il y a de quoi faire. Toutes les fables ne sont pas forcément illustrées pleine page, mais il y a beaucoup de dessins répartis dans le livre. Les textes sont présentés de manière assez classique : titre de la fable, texte en vers, puis illustration associée, souvent sur la page d’à côté ou en pleine page.
Ce que j’ai bien aimé, c’est que la taille des caractères est correcte pour un livre de ce type. Ce n’est pas minuscule, et avec le grand format, la lecture est plutôt confortable quand le livre est posé. Par contre, ce n’est pas une édition scolaire avec notes, explications, vocabulaire simplifié ou autre. C’est le texte classique, brut de décoffrage. Donc pour des enfants, ça dépendra de l’âge et de leur niveau de lecture. Pour un adulte, aucun souci, mais il ne faut pas s’attendre à un appareil critique ou un gros travail pédagogique autour.
Les illustrations de Chagall sont bien mises en avant, même si, honnêtement, je m’attendais parfois à des reproductions encore un peu plus grandes. Sur certaines pages, on a une image qui aurait mérité, à mon goût, une pleine page, mais qui se retrouve un peu coincée avec du texte. Rien de dramatique, mais quand on prend une version grand format, on a envie que les images prennent vraiment toute la place. Là, c’est bien, mais pas parfait.
Concrètement, ce livre, je le vois surtout comme un mélange entre un classique de la littérature française et un beau livre d’art léger. Tu peux le lire vraiment, fable par fable, ou juste le feuilleter pour profiter des dessins. Ça marche dans les deux sens. Si tu veux une édition de travail pour étudier La Fontaine, ce n’est pas le bon choix. Si tu veux redécouvrir les fables avec une couche artistique en plus, là, ça a du sens.
Points Forts
- Grand format qui met bien en valeur les illustrations de Chagall
- Papier et impression de bonne qualité pour un usage régulier
- Objet agréable à laisser sur une table ou dans une bibliothèque, lecture par petites touches
Points Faibles
- Poids et taille peu pratiques pour une lecture longue ou nomade
- Pas d’appareil critique ou de contenu pédagogique, juste le texte et les images
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, cette édition grand format des Fables de La Fontaine illustrées par Chagall, c’est un gros livre qui fait exactement ce qu’on attend de lui : proposer un classique bien connu dans un format plus visuel et plus “objet”. La fabrication est sérieuse, le papier tient la route, l’impression des illustrations est propre, et le duo texte + images donne vraiment envie de redécouvrir certaines fables. Ce n’est pas parfait, mais pour un usage salon / table basse, ça fonctionne bien.
Par contre, il faut être clair sur ce que tu cherches. Si ton but est juste de lire La Fontaine, c’est surdimensionné et trop cher par rapport à une simple édition poche. Si tu veux un livre à lire au lit ou dans les transports, le poids et le format vont vite te fatiguer. Là où ce bouquin a du sens, c’est pour quelqu’un qui aime feuilleter, qui apprécie l’illustration, et qui voit le livre comme un objet autant que comme un texte. Dans ce cas, le rapport qualité-prix est honnête et tu risques de bien en profiter.
Je le recommande donc à ceux qui veulent un beau livre à laisser traîner, qui ont un peu de place et qui aiment Chagall. Par contre, si tu es maniaque sur l’état parfait des coins ou si tu cherches juste un support de lecture pratique, tu feras mieux de regarder une autre édition. C’est un bon produit, avec quelques limites liées surtout à son format et à son usage assez spécifique.