Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : intéressant surtout pour les fans déjà accrochés à Thorgal
Design et rendu visuel : le grand format fait une vraie différence
Confort de lecture : agréable pour les yeux, moins pour les poignets
Qualité de fabrication : pensé pour durer, mais à manipuler avec un minimum de soin
Scénario et rythme : un bon retour aux sources, avec encore un peu de marge
Présentation : un gros pavé pour les fans de la saga
Points Forts
- Grand format qui met vraiment en valeur le dessin et rend la lecture plus agréable visuellement
- Scénario dans l’esprit des bons Thorgal, avec le retour de personnages clés et un début de nouveau cycle intéressant
- Fabrication sérieuse (couverture rigide, bon papier, reliure propre) qui donne un vrai côté « beau livre »
Points Faibles
- Format lourd et encombrant, pas pratique du tout pour une lecture nomade ou au lit
- Prix plus élevé qu’un tome classique, pas forcément justifié si on n’est pas déjà fan de la série
Un nouvel album de Thorgal en version luxe : est-ce que ça vaut vraiment le coup ?
Je vais être honnête : j’ai grandi avec Thorgal, mais j’avais un peu lâché la série depuis quelques années. J’avais l’impression que ça tournait en rond et que la magie des premiers tomes n’y était plus. Quand j’ai vu cette édition spéciale « Neokóra luxe », grand format, 72 pages, je me suis dit que c’était peut-être le bon moment pour voir où en est la série. Je ne suis pas un collectionneur hardcore, juste un lecteur qui aime bien avoir de beaux bouquins quand ça se justifie.
Concrètement, on est sur un gros album cartonné, 31 x 38,5 cm, donc bien plus grand qu’un format BD classique. 1,2 kg, ça se sent dans les mains. Ce n’est pas le truc que tu lis à une main dans le métro. C’est plutôt le genre de BD que tu poses sur une table basse ou que tu lis posé dans le canapé. L’édition est annoncée comme « luxe », donc forcément je l’ai jugée aussi sur ce point-là, pas juste sur l’histoire.
Ce qui m’intéressait surtout, c’était de voir si le contenu suivait : est-ce qu’on a juste une BD gonflée en taille, ou est-ce qu’il y a vraiment un plus en termes de plaisir de lecture, de dessin, de mise en scène ? Et surtout, est-ce que le scénario tient la route, parce que beaucoup de fans se plaignent depuis le départ de Van Hamme. Les avis Amazon sont plutôt bons (4,7/5), donc je voulais me faire mon propre avis, sans filtre.
Dans ce test, je vais parler du bouquin comme je l’ai vécu : l’objet en lui-même, le confort de lecture, le contenu de l’histoire et au final, si ça vaut le prix d’une édition luxe ou si un format classique aurait largement suffi. Je ne suis pas là pour faire du fan service, juste dire franchement ce que j’ai aimé et ce qui m’a un peu refroidi.
Rapport qualité-prix : intéressant surtout pour les fans déjà accrochés à Thorgal
Sur la valeur globale, il faut être clair : cette édition « luxe » s’adresse surtout à ceux qui aiment déjà Thorgal et qui veulent un bel objet. Le grand format, les 72 pages, la qualité de fabrication, tout ça a un coût. Si on cherche juste à découvrir l’histoire, un format classique (voire une version d’occasion) fera très bien l’affaire. Là, on paye autant le contenu que la présentation. Pour quelqu’un qui collectionne un peu, ça se défend. Pour un lecteur occasionnel, c’est moins évident.
Concrètement, le truc qui m’a plu, c’est la combinaison : bonne histoire + bel objet. On n’est pas dans le cas d’une édition luxe qui se contente de gonfler les marges sans apporter grand-chose. Le scénario tient la route, l’album relance bien la série, et le grand format apporte un vrai plus visuel. Donc on n’a pas l’impression de jeter son argent par la fenêtre. Par contre, ça reste un achat plaisir, pas un achat rationnel si on ne connaît pas l’univers.
Comparé à une BD standard, on paye plus cher, mais on gagne en confort visuel, en présence dans la bibliothèque, et en sensation d’objet « un peu à part ». Si on est déjà attaché aux personnages, ça fait sens. Si on est juste curieux, je conseillerais plutôt de tester d’abord un ou deux tomes classiques avant de passer sur ce genre d’édition. Ça évite de mettre trop d’argent dans un univers qui ne nous parlera peut-être pas.
Au final, je dirais que le rapport qualité-prix est bon pour le public ciblé : les fans de Thorgal qui veulent un beau livre, ou ceux qui suivent encore la série et ont envie d’un album qui marque un tournant. Pour les autres, ça reste un achat un peu luxe, pas indispensable. Ça fait le job, mais ce n’est pas le meilleur plan si tu veux juste une BD sympa à lire une fois et à ranger ensuite.
Design et rendu visuel : le grand format fait une vraie différence
Sur le design, c’est clairement le point fort de cette édition. Le grand format 31 x 38,5 cm change vraiment la manière de lire la BD. Les cases respirent, les décors ressortent mieux, et on profite plus du dessin. J’ai posé cette édition à côté d’un vieux Thorgal classique, et la différence est nette : sur les grandes scènes d’aventure ou les planches avec beaucoup de personnages, le luxe est plus agréable à lire. On voit mieux les détails, les expressions, les arrière-plans.
La couverture est rigide, avec un côté « beau livre » assumé. Ça se voit que c’est pensé pour rester en bibliothèque et pas pour être trimballé partout dans un sac. Le visuel de couverture est propre, dans le ton de la série, sans effets cheap. On n’est pas dans le tape-à-l’œil, mais ça fait sérieux. Par contre, pas de folie non plus : pas de dorures partout ou d’effets spéciaux qui sautent aux yeux. C’est soigné, mais sobre.
À l’intérieur, le découpage des planches reste celui d’une BD classique, mais le format permet vraiment de mieux apprécier les cases pleines pages ou les grandes illustrations. Pour quelqu’un qui aime le dessin de Thorgal, c’est un vrai plus. On sent que ce format-là met plus en valeur le travail graphique, surtout sur les scènes d’action et les paysages. Ça rend aussi la lecture un peu plus « posée » : on a tendance à prendre plus de temps sur chaque page.
Le point un peu moins pratique, c’est le côté encombrant. C’est un bel objet, mais pas du tout nomade. Si on lit surtout au lit ou dans les transports, ça peut vite devenir pénible. Il faut un minimum de place pour le poser, sinon on se fatigue vite à le tenir. Donc en design pur : visuellement, c’est franchement bien, mais il faut accepter le côté gros pavé. C’est un choix à assumer avant d’acheter.
Confort de lecture : agréable pour les yeux, moins pour les poignets
Niveau confort, j’ai lu l’album en deux sessions, posé dans un canapé. Première chose à dire : pour les yeux, c’est vraiment confortable. Le grand format permet de lire sans plisser les yeux, les bulles sont bien lisibles, même quand il y a pas mal de texte. Si on a l’habitude des BD un peu tassées, là ça fait du bien. On peut reculer un peu le livre et on voit tout clairement, sans se fatiguer. Pour une lecture tranquille à la maison, c’est agréable.
Par contre, les 1,2 kg, on les sent. Au bout de 20-30 minutes à le tenir en main, j’ai fini par le poser sur mes genoux ou sur une table basse. Ce n’est pas dramatique, mais ça casse un peu le côté « je me cale dans un coin et je lis sans réfléchir à la logistique ». Si on compare à un tome standard, c’est clairement moins maniable. Donc pour moi, c’est une BD à lire posé, pas en mode nomade. Si on cherche quelque chose de léger à emmener partout, on est à côté de la plaque.
Autre point : l’album étant plus grand, il prend aussi plus de place pour être bien ouvert. Sur une petite table, ça déborde un peu. Rien de grave, mais il faut le savoir. En contrepartie, on tourne moins souvent les pages, vu que les cases sont plus larges et qu’on profite plus de chaque planche. J’ai trouvé que ça donnait un rythme de lecture un peu différent, plus calme, ce qui colle bien à l’ambiance Thorgal.
En résumé, niveau confort : pour la lecture à domicile, c’est plutôt réussi, surtout pour les yeux. Pour tout ce qui est transport, lecture au lit avec le bouquin tenu en l’air, là c’est moins pratique. À toi de voir si tu lis plutôt comme un lecteur posé ou comme quelqu’un qui trimballe ses BD partout. Perso, je l’utiliserai comme un beau livre que je sors de temps en temps, pas comme une BD du quotidien.
Qualité de fabrication : pensé pour durer, mais à manipuler avec un minimum de soin
Pour la durabilité, on est sur un gros cartonné qui donne une impression de solidité dès qu’on le prend en main. La couverture est épaisse, la reliure a l’air sérieuse, et les pages tiennent bien en place. On sent que ce n’est pas un petit poche qui va se plier dans tous les sens. Après quelques lectures, je n’ai pas vu de pages qui gondolent ou de traces d’usure rapides. Pour une édition dite « luxe », c’est le minimum, et là-dessus, ça fait le job.
Les dimensions jouent aussi sur la tenue dans le temps : comme l’album est grand, on a moins tendance à le fourrer n’importe comment dans un sac. Du coup, il vit surtout sur une étagère ou une table, ce qui limite les chocs. Par contre, à cause du poids, il faut éviter de le laisser traîner ouvert à plat pendant des heures, sinon la reliure pourrait finir par se fatiguer à la longue. Ça reste un gros bloc de papier de 1,2 kg, donc à manipuler un peu comme un beau livre d’illustrations.
Le papier en lui-même est de bonne épaisseur, pas transparent, et ne se déchire pas facilement. On peut tourner les pages sans avoir peur de les abîmer au moindre geste un peu brusque. Si on a des ados à la maison qui lisent ça, ça tiendra sans souci tant qu’ils ne le maltraitent pas. En revanche, c’est clairement pas l’album que je laisserais traîner sur une table basse avec des verres posés à côté : une tache se verrait vite et gâcherait un peu le côté « bel objet ».
En résumé, la qualité est au niveau de ce qu’on attend d’une édition spéciale. Ce n’est pas blindé comme un bouquin de bibliothèque municipale, mais pour un usage normal de lecteur soigneux, ça devrait tenir des années sans problème. Si on est du genre à prêter beaucoup ses BD ou à les transporter tout le temps, là il faudra juste être un peu plus attentif, vu le format et le poids.
Scénario et rythme : un bon retour aux sources, avec encore un peu de marge
Sur le contenu pur, j’ai été plutôt rassuré. L’album reprend des éléments qui ont fait le succès de Thorgal : aventure, famille, personnages qui se croisent et se recroisent, et une vraie quête qui se met en place. Le fait de retrouver Thorgal avec sa famille mais aussi Kriss de Valnor et son fils, ça marche bien. On sent qu’il y a de la matière et que les auteurs ont essayé de reconnecter avec ce qui plaisait à l’époque Rosinski/Van Hamme. Les avis Amazon vont dans ce sens, et je suis assez d’accord : on n’est pas sur un tome vide.
Le rythme est correct : on n’a pas l’impression que ça traîne pour rien. Les 72 pages sont bien remplies, avec une progression régulière. Il y a des moments plus calmes, centrés sur les relations entre les personnages, et des phases plus dynamiques. On n’atteint pas forcément la tension des tout meilleurs tomes de la série, mais pour un album récent, c’est franchement pas mal. On sent aussi que l’histoire ne se termine pas là : c’est un début de cycle, donc forcément, certains fils restent volontairement ouverts.
Ce qui m’a plu, c’est que Jolan est davantage mis en avant. Ça faisait un moment que le personnage avait du potentiel sans vraiment être exploité. Là, on voit qu’il y a une volonté de le faire évoluer et de lui donner plus de place dans l’intrigue globale. Pareil pour certaines intrigues secondaires qui avaient été un peu laissées de côté : on a l’impression que ça repart enfin dans une direction un peu plus ambitieuse.
Ce n’est pas parfait non plus : si on n’est pas déjà attaché à ces personnages, on ne va pas forcément être scotché. Et certains passages restent assez classiques, sans grande surprise. Mais globalement, pour quelqu’un qui avait un peu décroché de Thorgal, cet album donne envie de voir la suite, ce qui n’était plus trop le cas sur certains tomes précédents. Donc niveau « performance » du scénario, je dirais : solide, dans l’esprit de la série, avec de bonnes bases pour la suite, même si ça ne révolutionne rien.
Présentation : un gros pavé pour les fans de la saga
Sur le papier, « Neokóra luxe » c’est une édition spéciale d’un album de la série Thorgal, publiée chez Le Lombard, en français, sortie fin 2021. 72 pages, donc un peu plus épais qu’un tome classique qui tourne souvent autour de 48 pages. On reste sur un public à partir de 12 ans, ce qui colle bien au ton habituel de la série : un peu de violence, mais rien de gore, et pas mal d’aventure familiale. L’album fait partie de la grande saga Thorgal, avec les personnages qu’on connaît déjà si on a suivi un minimum.
Ce qui ressort aussi des avis, c’est que cet album est vu comme un bon retour à l’esprit « classique » de Thorgal : aventure, famille, anciens personnages qui reviennent, notamment Kriss de Valnor et son fils. C’est important de le savoir avant d’acheter : ce n’est pas un one-shot. Si on ne connaît pas l’univers, on ne sera pas perdu à 100 %, mais on va clairement louper pas mal de références et d’émotion liée aux retrouvailles des personnages.
Niveau contenu, on est sur une histoire complète mais qui lance un nouveau cycle. Plusieurs lecteurs parlent de « début d’un nouveau cycle légendaire ». Sans aller aussi loin, on sent que l’album pose des bases pour la suite : de nouvelles intrigues, Jolan qui prend un peu plus de place, et une quête qui rappelle les bons vieux tomes. Ce n’est pas juste un épisode filler, il y a un vrai fil rouge qui se met en place, ce qui est plutôt rassurant quand on a trouvé la série un peu molle ces dernières années.
Pour résumer, en présentation pure, on a : un grand format, plus de pages que d’habitude, une histoire qui relance la machine, et une édition pensée pour ceux qui aiment avoir un bel objet. Si on est juste curieux de Thorgal, ce n’est peut-être pas par cette version qu’il faut commencer. Si on est déjà attaché à la saga, là par contre, ça commence à devenir intéressant.
Points Forts
- Grand format qui met vraiment en valeur le dessin et rend la lecture plus agréable visuellement
- Scénario dans l’esprit des bons Thorgal, avec le retour de personnages clés et un début de nouveau cycle intéressant
- Fabrication sérieuse (couverture rigide, bon papier, reliure propre) qui donne un vrai côté « beau livre »
Points Faibles
- Format lourd et encombrant, pas pratique du tout pour une lecture nomade ou au lit
- Prix plus élevé qu’un tome classique, pas forcément justifié si on n’est pas déjà fan de la série
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, « Neokóra luxe » m’a laissé une impression plutôt positive. L’album fait clairement partie des bons récents Thorgal : histoire solide, personnages importants réunis, Jolan enfin mieux utilisé, et un vrai sentiment de relance de la saga. On sent que les auteurs ont essayé de revenir à l’esprit des meilleurs tomes, sans faire juste du recyclage paresseux. Ce n’est pas révolutionnaire, mais ça donne envie de suivre la suite du cycle, ce qui, pour un lecteur un peu lassé, est déjà pas mal.
En parallèle, l’édition luxe joue bien son rôle : grand format agréable à l’œil, dessin mis en valeur, fabrication sérieuse. Le revers de la médaille, c’est le côté encombrant et le poids, qui limitent l’usage à une lecture bien installée chez soi. On est sur un objet de collection plus que sur une BD du quotidien. Pour quelqu’un qui aime Thorgal et qui veut avoir un bel album à garder longtemps, ça a du sens. Pour quelqu’un qui découvre la série ou qui cherche juste une lecture rapide, c’est sans doute un peu trop.
Donc pour résumer : je le recommande aux fans de la saga qui ont envie d’un beau support pour un album qui remonte le niveau par rapport à certains tomes précédents. Si tu es nouveau dans l’univers, commence plutôt par les classiques en format normal, et tu verras plus tard si ce type d’édition vaut le coup pour toi. C’est un bon mélange entre contenu correct et bel objet, mais ça reste un achat plaisir, pas essentiel pour tout le monde.