Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : intéressant pour un public précis, sinon cher gadget
Design : un vrai objet de table basse, assez froid mais propre
Matériaux et impression : ça respire le beau livre solide
Packaging et prise en main : ça en jette, mais pas ultra pratique
Contenu et “performance” : intéressant, mais très ciblé scénographie
Un gros livre d’images sur les shows Chanel x Veilhan
Points Forts
- Très bonne qualité de fabrication (couverture rigide, papier épais, impression propre)
- Contenu visuel intéressant si on aime la scénographie et le travail de Xavier Veilhan
- Bel objet de table basse pour une déco orientée art et mode
Points Faibles
- Sujet très ciblé qui parlera peu à quelqu’un juste « curieux » de Chanel
- Format et poids peu pratiques pour une lecture nomade
Un beau livre très ciblé : pas pour tout le monde
Je vais être clair tout de suite : ce livre, c’est un gros objet visuel autour des défilés Haute Couture de Chanel mis en scène par Xavier Veilhan. Ce n’est pas un roman, ce n’est pas un livre d’histoire de la mode classique. C’est plutôt un beau livre d’art, assez lourd (un peu plus d’1 kg), format bien large, qui prend de la place sur la table basse. Si tu cherches juste un petit bouquin léger à feuilleter dans le métro, c’est pas du tout le bon délire. Là on est plus sur le truc qu’on pose dans le salon, qu’on ouvre calmement avec un café, et qu’on regarde plus qu’on ne le lit.
Le point important à savoir dès le départ, c’est que le contenu est en anglais, avec une édition annoncée comme bilingue français-anglais. Donc si tu ne lis vraiment pas l’anglais, tu risques d’être un peu frustré. Après, soyons honnêtes : sur ce type de livre, c’est surtout les images qui comptent. Mais quand même, les textes servent à comprendre le contexte des shows, le travail de Veilhan, la collaboration avec Chanel, etc. Donc si tu veux profiter du truc à fond, un minimum d’anglais aide bien.
De mon côté, je vois ce livre comme un objet de niche : il vise les gens qui aiment à la fois Chanel, la Haute Couture et l’art contemporain. Si tu n’es que vaguement curieux de la marque, tu vas sûrement trouver ça un peu trop pointu, voire cher pour ce que c’est (selon le prix où tu le touches). Par contre, si tu suis déjà le travail de Veilhan, ses installations, ses volumes géométriques un peu futuristes, là ça commence à devenir plus intéressant. On voit bien que ce n’est pas juste un catalogue de défilé, mais une sorte de trace des univers qu’il a installés pour les shows.
En gros, dès l’intro, je dirais : c’est un beau livre assez sérieux, pas spécialement chaleureux, mais visuellement travaillé. Ça fait le job comme objet de collection ou de référence, mais il faut savoir dans quoi on met les pieds. Ce n’est ni un livre pédagogique pour débuter dans la mode, ni un livre people avec des potins sur Chanel. C’est plus un témoignage visuel et artistique d’une période précise des défilés Haute Couture, conçu pour un public déjà un peu accro à ce genre d’univers.
Rapport qualité-prix : intéressant pour un public précis, sinon cher gadget
Sur la valeur, tout dépend vraiment de ton profil. Pour un fan de Chanel qui suit les défilés Haute Couture et qui s’intéresse au travail de Xavier Veilhan, le livre a du sens : bon niveau de fabrication, contenu visuel soigné, sujet assez pointu. Dans ce cas-là, même si le prix pique un peu (comme souvent pour ce type de beau livre), tu peux te dire que ça reste un investissement correct. Tu paies pour un objet qui tient la route, bien imprimé, avec une vraie cohérence artistique.
Par contre, pour quelqu’un qui est juste curieux de la mode ou qui aime Chanel de loin, je trouve que le rapport qualité-prix devient plus discutable. Le livre est très axé sur une collaboration précise, avec un angle assez scénographique. Ce n’est pas un panorama de la maison, ce n’est pas non plus un guide pédagogique. Donc si tu l’achètes sans trop savoir, tu peux vite te dire : « OK, c’est beau, mais je ne vais pas l’ouvrir souvent. » Dans ce cas-là, ça commence à faire cher pour ce qui, au final, devient un objet de déco plus qu’une vraie source de lecture régulière.
Comparé à d’autres beaux livres mode ou art que j’ai pu voir, on est dans la même zone : fabrication sérieuse, prix forcément un peu élevé, contenu assez ciblé. Ce n’est ni une arnaque, ni une affaire en or. C’est juste cohérent avec ce segment : tu paies pour la marque, pour l’artiste, et pour l’édition de qualité. Si tu n’es pas attaché à ce trio, tu auras sûrement du mal à justifier la dépense, surtout si tu n’as pas déjà une petite collection de livres du genre.
En gros, je dirais que le livre a un bon rapport qualité-prix pour un public déjà accro à Chanel ou à Veilhan, et un rapport « correct sans plus » pour un lecteur lambda qui tomberait dessus par curiosité. Ce n’est pas un achat absurde, mais ce n’est pas non plus la meilleure affaire du siècle. À prendre en connaissance de cause, en fonction de ton niveau d’intérêt pour le sujet.
Design : un vrai objet de table basse, assez froid mais propre
Sur le design, on sent tout de suite qu’on est sur un beau livre pensé pour être posé et montré. Le format est large, les dimensions sont bien rectangulaires (environ 24 x 31,7 cm), ce qui donne un côté catalogue d’exposition. J’ai bien aimé ça, parce que ça laisse de la place aux images, et tu n’as pas l’impression de regarder des miniatures compressées. En revanche, ça veut dire que tu le lis rarement « à la volée ». Tu as besoin d’une table, d’un bureau, ou au moins de t’asseoir confortablement, sinon au bout de quelques minutes tu le trouves lourd dans les mains.
Le design graphique, d’après ce que j’ai pu en voir, reste assez sobre : typographie propre, mise en page aérée, beaucoup de place pour l’image. Ça colle bien à l’univers Chanel + artiste contemporain : rien de criard, pas de couleurs flashy inutiles. Ça fait sérieux, presque un peu froid. Si tu aimes les livres très graphiques, avec des mises en page qui partent dans tous les sens, là ce n’est pas le cas. C’est plutôt carré, efficace, classique dans la présentation, ce qui n’est pas forcément un défaut, mais il ne faut pas s’attendre à une révolution graphique.
Le truc qui m’a plu, c’est le côté « objet » : la taille, le poids, la présence physique du livre font qu’on a l’impression d’avoir un vrai bout de collection chez soi. Par contre, le point faible, c’est que ce genre de format n’est pas ultra pratique si tu veux juste le parcourir vite fait. Tu ne peux pas trop lire ça au lit sans te prendre la tranche dans le nez, et pour le transporter, ça prend de la place. C’est vraiment pensé pour rester posé quelque part et être feuilleté de temps en temps.
Globalement, je dirais que le design fait le job : propre, lisible, centré sur les images. Rien de révolutionnaire, mais ça reste cohérent avec ce qu’on attend d’un livre d’art/mode édité par Flammarion. Si tu cherches un objet spectaculaire juste par sa couverture ou un design très original, tu risques de trouver ça un peu sage. Si tu veux un support correct pour de belles images de défilés et d’installations, là ça va.
Matériaux et impression : ça respire le beau livre solide
Niveau matériaux, on est sur du classique pour un beau livre de ce type : couverture rigide, papier assez épais, impression soignée. Rien que le poids (1,05 kg pour 184 pages) te donne une idée : le papier n’est pas du papier de poche cheap. En main, les pages ont un certain grammage, ça ne gondole pas facilement. Pour quelqu’un qui aime les livres d’art, c’est rassurant : tu sens que tu peux le feuilleter souvent sans avoir peur que tout parte en miettes au bout de deux semaines.
Ce que j’apprécie dans ce genre d’objet, c’est surtout la qualité d’impression des photos. Là, vu l’éditeur (Flammarion) et la cible du livre (Chanel + art contemporain), ça aurait été bizarre que ce soit bâclé. Les visuels ont l’air nets, bien contrastés, avec des couleurs propres. Ça compte, parce que si tu achètes ce livre, c’est principalement pour voir les décors, la lumière, les volumes imaginés par Veilhan. Si l’impression était fade, ça tuerait tout l’intérêt. Là, ça semble tenir la route, au moins sur ce point.
Après, il faut être lucide : ce genre de fabrication coûte cher, et ça se ressent souvent sur le prix de vente. Donc si tu tombes dessus en te disant « ça reste qu’un livre », tu peux trouver ça un peu cher pour 184 pages. Mais en comparant avec d’autres beaux livres mode/art, on est dans la même logique : papier costaud, gros format, couverture rigide, ça se paye. Pour une bibliothèque orientée photo, design ou mode, ça s’intègre bien et ça ne fait pas cheap.
En résumé, sur les matériaux, je n’ai pas grand-chose à reprocher : c’est sérieux, plutôt solide, et adapté au type de contenu. Le vrai débat, ce n’est pas la qualité physique, c’est plutôt : est-ce que tu as vraiment envie de mettre ce budget dans un livre aussi ciblé ? Si oui, au moins tu ne te retrouveras pas avec un truc qui tombe en morceaux au bout de quelques feuilletages.
Packaging et prise en main : ça en jette, mais pas ultra pratique
Sur le packaging, rien de très surprenant pour ce type de livre : couverture rigide, format large, sûrement une jaquette ou au moins une couverture imprimée propre. Ce n’est pas un objet gadget, c’est un vrai bouquin qui prend de la place et qui se voit dans une pièce. Si tu aimes avoir quelques beaux livres bien visibles dans ton salon, il va clairement trouver sa place. On sent que c’est pensé pour ça : être posé, un peu mis en scène lui aussi, comme les shows qu’il présente.
En revanche, côté praticité, ce n’est pas le livre le plus simple à vivre. Le poids, déjà : un peu plus d’un kilo, ce n’est pas énorme, mais combiné au format, ça devient vite encombrant si tu veux le transporter. Je ne me vois pas le trimballer dans un sac tous les jours. C’est plutôt le genre de truc que tu laisses chez toi et que tu ouvres de temps en temps, soit pour toi, soit pour le montrer à quelqu’un qui passe. Pour lire ça au lit ou dans les transports, ce n’est pas l’idéal. Il faut l’accepter comme un objet statique, pas comme un livre nomade.
Un point que j’apprécie avec ce genre de packaging, c’est que ça protège quand même assez bien l’intérieur. La couverture rigide limite les coups, le papier épais évite que les pages se plient au moindre choc. Mais il faut quand même faire gaffe aux coins et à la tranche si tu es un peu maniaque. Ce n’est pas un livre indestructible, juste un peu plus résistant que la moyenne. Pour quelqu’un qui collectionne les beaux livres, c’est dans la norme.
En résumé, le packaging est cohérent avec le positionnement : c’est un bel objet, pas ultra pratique mais fait pour durer et pour être montré. Si tu cherches quelque chose de compact et facile à emporter, ce n’est pas le bon choix. Si tu veux un livre qui a une vraie présence physique et qui s’intègre bien dans une déco orientée art/mode, là ça fait clairement le job.
Contenu et “performance” : intéressant, mais très ciblé scénographie
Si on parle de « performance » pour un livre comme ça, pour moi ça se joue sur une question simple : est-ce que tu apprends / découvres vraiment quelque chose, ou est-ce que c’est juste joli à regarder ? Là, j’ai l’impression qu’on est entre les deux, mais clairement plus du côté visuel. Le bouquin documente les défilés Haute Couture Chanel mis en scène par Xavier Veilhan, donc tu as une succession d’images qui montrent les décors, l’ambiance, les volumes. C’est intéressant si tu t’intéresses à la scénographie, au lien entre art contemporain et marque de luxe, ou à la façon dont un artiste réinterprète un espace de défilé.
Par contre, si tu cherches un livre très didactique, rempli de textes détaillés, d’analyses pointues sur la mode, tu risques de rester sur ta faim. Il y a des textes (en anglais, et sans doute en français vu l’édition annoncée bilingue), mais ce n’est pas un essai théorique de 300 pages. C’est plutôt des introductions, des explications de contexte, quelques commentaires. Le gros de l’expérience, c’est quand même de regarder les photos et de comprendre visuellement ce que Veilhan a proposé sur ces shows. Ça fait le job pour ça, mais ça ne va pas beaucoup plus loin.
Ce qui m’a plu, c’est que le livre ne se contente pas de photos « propres » de podium. On sent qu’il y a une volonté de montrer l’espace global, les volumes, les installations. Pour quelqu’un qui aime décortiquer comment un défilé est pensé comme un spectacle complet, c’est intéressant. Le point faible, c’est que ça reste une vision assez institutionnelle : tu n’as pas vraiment les coulisses crues, les ratés, les petits détails de prod. C’est la version bien cadrée et validée, pas un reportage brut.
Au final, la « performance » du livre dépend beaucoup de ton attente. Pour un fan de Veilhan ou de Chanel, c’est franchement pas mal comme trace visuelle d’une collaboration. Pour quelqu’un qui veut juste se cultiver rapidement sur la mode, c’est un peu trop spécialisé. Ça reste un bon support pour se plonger dans un univers esthétique précis, mais ce n’est pas le livre qui va te donner une vision globale de la Haute Couture ou du fonctionnement d’une maison de luxe.
Un gros livre d’images sur les shows Chanel x Veilhan
Concrètement, ce livre fait 184 pages, format environ 24 x 32 cm, donc assez large. Quand tu le prends en main, tu sens tout de suite que ce n’est pas un petit livre souple : c’est un vrai pavé qui pèse un peu plus d’un kilo. On est clairement dans la catégorie « coffee table book ». Tu ne le plies pas dans un sac à dos sans y faire attention, sinon les coins vont vite morfler. Le format, lui, permet d’avoir des visuels bien grands, ce qui est plutôt logique pour un bouquin centré sur des décors de défilés et des installations artistiques.
Le contenu, d’après ce que j’ai pu en voir, tourne autour des défilés Haute Couture Chanel scénographiés par Xavier Veilhan. On n’est pas sur un historique complet de la maison, mais vraiment sur une période et une collaboration précise. Tu as des photos des shows, des vues des décors, probablement des croquis ou maquettes, et quelques textes explicatifs. Le fait que ce soit publié chez Flammarion montre que c’est dans la lignée de leurs beaux livres art/mode : assez sérieux, bien imprimé, mais avec une approche un peu institutionnelle.
Ce qui m’a plu, c’est que le livre ne cherche pas à tout couvrir. Il se concentre sur un sujet assez clair : comment Veilhan a transformé l’espace des défilés Chanel. Donc si tu t’intéresses aux coulisses visuelles, aux constructions de décors, à la mise en scène globale plutôt qu’aux vêtements eux-mêmes, tu vas y trouver un certain intérêt. Par contre, si tu voulais un gros focus sur les robes, les détails de couture, les matières des vêtements, tu risques de rester un peu sur ta faim. Le centre du truc, ce sont les shows en tant que « dispositifs », pas forcément les silhouettes en gros plan.
Au final, en présentation pure, je dirais que le livre est honnête sur ce qu’il propose : un regard assez précis sur des défilés très ciblés. Pas de grand storytelling larmoyant, pas d’anecdotes glamour sur les mannequins, juste un angle assez visuel et artistique. Ça parlera surtout aux gens qui aiment décortiquer la scénographie et la collaboration artiste / grande maison de luxe. Pour un lecteur lambda curieux mais pas fan hardcore, ça reste intéressant à feuilleter, mais ce n’est pas le livre qui va tout expliquer sur Chanel.
Points Forts
- Très bonne qualité de fabrication (couverture rigide, papier épais, impression propre)
- Contenu visuel intéressant si on aime la scénographie et le travail de Xavier Veilhan
- Bel objet de table basse pour une déco orientée art et mode
Points Faibles
- Sujet très ciblé qui parlera peu à quelqu’un juste « curieux » de Chanel
- Format et poids peu pratiques pour une lecture nomade
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, Xavier Veilhan - Chanel: Haute Couture Shows, c’est un beau livre bien fichu, mais très ciblé. Physiquement, rien à redire : format large, papier épais, impression propre, ça fait sérieux et ça tient la route comme objet à poser dans un salon ou une bibliothèque orientée art/mode. Le contenu est surtout visuel, centré sur la scénographie des défilés Haute Couture Chanel par Veilhan, avec des textes qui complètent mais ne transforment pas le livre en gros ouvrage théorique. Si tu viens pour les décors, la lumière, l’ambiance globale des shows, tu seras servi. Si tu viens pour une analyse profonde de la mode ou de l’histoire de Chanel, tu risques de trouver ça un peu léger.
Pour qui c’est fait ? Pour les fans de Chanel qui suivent vraiment les défilés, pour ceux qui aiment le travail de Xavier Veilhan et veulent garder une trace de cette collaboration, et pour les gens qui collectionnent les beaux livres de mode et d’art. Pour eux, le prix reste cohérent avec la fabrication et le contenu. Qui devrait passer son chemin ? Ceux qui cherchent un livre pédagogique sur la mode, un truc facile à lire partout, ou un objet vraiment polyvalent. Là, on est sur un livre de niche, plutôt contemplatif, qui fait bien le job dans son registre, mais qui ne parlera pas à tout le monde. Si tu sais pourquoi tu l’achètes, tu ne seras pas surpris. Si tu le prends au hasard juste parce qu’il y a marqué Chanel dessus, tu peux rester un peu sur ta faim.