Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : intéressant pour fans, moyen pour curieux
Gros format carré, belle impression, mais pas hyper pratique
Papier costaud, reliure sérieuse, édition limitée bien fichue
Présentation soignée, esprit collection, mais encombrant
En usage réel : parfait pour feuilleter, limité pour découvrir
Un best-of d’illustrations, presque sans texte
Points Forts
- Très belle reproduction des illustrations, grand format agréable à feuilleter
- Édition limitée numérotée avec estampe signée, intéressant pour les fans/collectionneurs
- Matériaux et reliure sérieux, impression propre et homogène
Points Faibles
- Très peu de texte et de contexte, pas idéal pour découvrir l’artiste
- Prix assez élevé pour un contenu quasi uniquement visuel
Un gros livre d’images, pas un bouquin à lire
Je vais être clair dès le départ : « Floc’h – Art by Floc’h », ce n’est pas un livre qu’on lit, c’est un gros livre d’images qu’on feuillette tranquille sur la table basse. J’aime bien Floc’h depuis ses affiches de films et quelques couvertures que j’avais vues passer, donc j’ai fini par craquer sur cet artbook après l’avoir vu plusieurs fois en ligne. Le format est assez imposant (en gros 30 x 28 cm, 1,3 kg), donc on n’est pas sur le petit bouquin discret à emporter dans le sac. C’est clairement un objet qu’on laisse chez soi, posé quelque part.
Concrètement, le bouquin propose une grosse centaine d’illustrations, toutes en couleur, une par page ou presque, parfois en double page. Il y a à peine quelques pages de texte au début (en français et en anglais) et ensuite c’est uniquement de l’image. Si vous cherchez une analyse détaillée de son travail, des interviews, des making-of, ce n’est pas le bon produit. Là, l’idée c’est vraiment : tu ouvres, tu te prends les dessins un par un, et basta.
Ce qui m’a plu au premier feuilletage, c’est le côté très propre du truc : papier qui tient la route, impression nette, pas de bavure, pas de pages qui gondolent. On sent que le livre a été pensé comme un objet de collection : tirage limité à 2500 exemplaires, chaque exemplaire numéroté et une estampe signée par Floc’h. Pour un fan, ça parle tout de suite. Par contre ça veut dire aussi que le prix n’est pas léger, on paie le côté « édition limitée ».
Après quelques jours à le laisser traîner dans le salon, je me suis rendu compte que je ne le lis pas vraiment, je le pioche. Je l’ouvre cinq minutes en buvant un café, je regarde trois ou quatre illustrations, je le referme. Dans ce rôle-là, il fait bien le job. Si vous voulez un livre pour découvrir Floc’h en profondeur, avec du contexte, vous risquez de rester un peu sur votre faim. Si vous aimez déjà son style et que vous voulez un gros condensé de ses illustrations, là ça commence à être intéressant.
Rapport qualité-prix : intéressant pour fans, moyen pour curieux
Sur la valeur du truc, il faut être honnête : on n’est pas sur un livre bon marché. Entre le grand format, le tirage limité à 2500 exemplaires, le papier correct et l’estampe signée, le prix grimpe forcément. Si on compare à d’autres artbooks d’illustrateurs ou de dessinateurs de BD, on est dans la même zone que les éditions un peu « premium », pas dans l’entrée de gamme. Du coup, la vraie question c’est : est-ce que ça les vaut, concrètement ?
Si vous êtes déjà fan de Floc’h, que vous aimez vraiment son style et que vous aviez envie d’un gros recueil d’illustrations bien imprimé, je dirais que oui, ça se défend. Vous avez plus de 110 images, une impression propre, un format qui met en valeur les dessins, et un petit côté collection avec la numérotation et la signature. Pour un auto-cadeau ou un cadeau à quelqu’un qui adore cet artiste, ça a du sens. On paie cher, mais on sait pourquoi.
Si par contre vous êtes juste curieux ou que vous découvrez Floc’h, le rapport qualité-prix devient plus discutable. Pour un tarif similaire, on peut trouver des ouvrages plus complets, avec du texte, des analyses, des interviews, et parfois plus de pages. Ici, on paie clairement le côté objet et la rareté du tirage. Si vous voulez juste voir quelques images de Floc’h pour vous faire une idée, il y a peut-être des options moins chères ou plus pédagogiques (autres livres, catalogues d’expo, etc.).
En résumé, je dirais que le livre offre un bon rapport qualité-prix pour un public précis : les gens qui aiment déjà Floc’h et qui veulent un bel objet à garder longtemps. Pour les autres, ça reste un bel artbook, mais pas forcément la meilleure porte d’entrée, surtout vu le tarif. Ce n’est pas du vol, loin de là, mais ce n’est pas non plus l’affaire du siècle si vous n’êtes pas déjà accro à son travail.
Gros format carré, belle impression, mais pas hyper pratique
Niveau design global, on est sur quelque chose de très classique pour un beau-livre : grande taille, couverture rigide, jaquette, mise en page minimaliste. Le format tourne autour de 30 x 28 cm, ce qui donne de belles images bien grandes, surtout pour les doubles pages. Sur la table, ça en impose un peu, ça fait tout de suite « gros livre d’art ». Perso, j’aime bien ce côté massif, mais il faut être honnête : ce n’est pas super pratique pour lire dans le lit ou sur un canapé étroit. On le feuillette plutôt à plat sur une table.
La mise en page est volontairement simple : une illustration par page, souvent centrée, avec des marges propres. Pas de cadres agressifs, pas de typographie envahissante, rien qui vienne gêner les dessins. Pour un artbook, c’est cohérent. On sent qu’ils ont voulu laisser la place à l’image, sans fioritures. Le revers de la médaille, c’est que ça peut paraître un peu froid ou impersonnel : pas de petites surprises de mise en page, pas de variations de rythme. On tourne les pages, on enchaîne les images, point.
Ce que j’ai trouvé réussi, c’est la qualité d’impression : les couleurs tiennent bien, les aplats sont propres, pas de trame visible à l’œil nu, et le contraste est bien géré. Pour un artiste comme Floc’h qui travaille beaucoup avec des aplats nets et des lignes franches, ça fait une vraie différence. J’ai comparé avec quelques images vues dans d’autres bouquins ou magazines, et ici ça ressort souvent plus propre, plus net. On sent qu’il y a eu un vrai soin sur ce point.
Par contre, côté ergonomie, on sent que ce n’est pas pensé pour être manipulé tous les jours. Le poids (un peu plus de 1,3 kg) et le format en font un objet qu’on sort de temps en temps, pas un truc qu’on lit d’une traite. Les charnières du dos ont l’air solides, mais il faut quand même faire un minimum attention en ouvrant bien à plat, surtout pour les doubles pages. En gros, le design sert bien les illustrations, mais on sacrifie un peu la praticité. Si ça ne vous dérange pas d’avoir un gros pavé à manipuler, ça ira. Si vous cherchez un format plus souple, ce n’est pas le bon cheval.
Papier costaud, reliure sérieuse, édition limitée bien fichue
Sur la partie matériaux, rien à dire, c’est plutôt solide. La couverture est bien rigide, la jaquette tient bien en place et ne se déchire pas au premier coup de doigt un peu pressé. Le papier intérieur est assez épais, avec un toucher agréable, pas le truc glacé ultra brillant mais quelque chose de suffisamment lisse pour que les couleurs ressortent bien. Quand on tourne les pages, ça ne fait pas « cheap » : ça ne gondole pas, ça ne marque pas trop au moindre contact.
La reliure a l’air sérieuse. Le livre s’ouvre correctement sans qu’on ait peur de casser le dos au bout de trois ouvertures. J’ai passé plusieurs sessions à le feuilleter, parfois un peu brutalement en mode « je cherche une image précise », et pour l’instant rien ne bouge : pas de pages qui se décollent, pas de craquement suspect. Après, ça reste un beau-livre, donc je ne vais pas le maltraiter non plus. Mais pour un usage normal, ça tient la route.
Un détail qui joue sur la sensation de qualité, c’est le côté édition limitée : chaque exemplaire est numéroté au crayon, et on a une estampe (sur carton épais) signée par Floc’h. Ça donne un peu l’impression d’acheter un objet de collection plutôt qu’un simple livre. Perso, ça m’a plu, même si je sais très bien que ça sert aussi à justifier un tarif un peu plus élevé. Pour un fan, c’est le genre de petit plus qui fait la différence par rapport à une réédition basique.
Globalement, les matériaux choisis collent bien à ce qu’on attend d’un artbook de ce type : papier correct, impression propre, reliure qui ne fait pas peur. On n’est peut-être pas au niveau des très gros éditeurs d’art ultra haut de gamme, mais pour un tirage de 2500 exemplaires, ça fait sérieux. Si vous cherchez quelque chose qui va tenir quelques années posé sur une table basse, manipulé de temps en temps, je pense que ça tiendra le choc sans problème particulier.
Présentation soignée, esprit collection, mais encombrant
Le packaging au sens large, c’est clairement pensé pour faire « bel objet ». Le livre arrive avec sa jaquette, bien protégé, et à l’intérieur on trouve le fameux frontispice signé sur carton épais, au même format que le livre. C’est le genre de détail qui donne tout de suite une impression sérieuse : on n’a pas l’impression d’avoir acheté un simple bouquin de librairie, mais un truc un peu plus soigné. Pour un cadeau, ça fait son effet, ça fait assez « pièce spéciale ».
En termes de présentation graphique, la couverture reste dans l’esprit Floc’h : propre, ligne claire, rien de criard. Pas de gros stickers, pas de mentions marketing partout, ça reste sobre. Personnellement, j’apprécie ce côté discret, surtout pour un beau-livre. On peut le laisser traîner sur une table sans avoir l’impression d’exposer une pub géante. Le dos est lisible, on repère facilement le titre dans une bibliothèque malgré le format un peu atypique.
Le vrai point à garder en tête, c’est l’encombrement. Avec ses 30 x 28 cm et ses 1,34 kg, ce n’est pas un livre qu’on glisse dans un sac ni qu’on empile facilement avec des poches. Il prend une vraie place sur une étagère, et encore plus sur une table. Ce n’est pas forcément un défaut, mais il faut en être conscient. Si vous vivez dans un petit espace avec peu de rangement, ce n’est pas le truc le plus discret du monde.
Globalement, le packaging est cohérent avec la promesse : un artbook en édition limitée, bien présenté, qui fait sérieux sans en faire trop. Pour moi, le seul vrai « défaut », c’est que tout ce soin autour du produit renforce un peu l’impression de payer aussi pour l’objet, pas seulement pour le contenu. Si vous aimez ce genre de choses, vous serez content. Si vous vous en foutez complètement des numérotations, signatures et compagnie, vous risquez de trouver ça un peu gadget par rapport au prix.
En usage réel : parfait pour feuilleter, limité pour découvrir
Concrètement, à l’usage, ce livre fonctionne surtout comme un objet qu’on ouvre par moments, pas comme une lecture continue. Après quelques semaines à l’avoir chez moi, je l’utilise un peu comme un disque vinyle qu’on sort de temps en temps : j’ai mes pages préférées (certaines affiches de films, quelques couvertures type New Yorker, les portraits de Tati et Simenon), j’y reviens, je regarde les détails, je le referme. Dans ce rôle, il fait le job : les images sont assez grandes pour qu’on puisse vraiment profiter du trait et des couleurs.
Par contre, pour découvrir Floc’h si on ne connaît pas du tout, je trouve le livre un peu sec. Sans légendes détaillées ni contexte, on enchaîne les images sans trop savoir d’où elles viennent, pour qui elles ont été faites, à quelle époque. Si vous êtes déjà fan, ce n’est pas gênant : vous reconnaissez des choses, vous savez plus ou moins ce que vous regardez. Si vous tombez dessus sans rien connaître, vous risquez de trouver ça joli mais un peu abstrait, sans accroche. En ce sens, le livre est plus pensé pour les connaisseurs que pour les curieux.
Un autre point, c’est que tout est très homogène : même style, même type de composition, même ambiance globale. C’est normal puisque c’est un même auteur, mais au bout d’un moment, si on feuillette beaucoup d’un coup, on peut ressentir une certaine répétition. Pour moi ce n’est pas un gros problème, parce que je le consulte par petites touches. Mais si vous pensiez le lire d’une traite comme un roman ou une BD, vous risquez de saturer un peu au bout de 30-40 pages.
Au final, en termes de « performance », je dirais que le livre est très bon dans un usage table basse / consultation ponctuelle, moins bon comme porte d’entrée pour comprendre l’artiste. Il remplit bien sa fonction d’album d’images bien imprimées, mais il ne va pas plus loin. À vous de voir si c’est ce que vous cherchez : un bel objet à ouvrir de temps en temps, ou un ouvrage plus complet avec analyse et contexte. Ici, c’est clairement la première option.
Un best-of d’illustrations, presque sans texte
Au niveau contenu, on est sur une sorte de compilation de ce que Floc’h a fait de plus connu côté illustration : couvertures du New Yorker, affiches de films (genre « Smoking / No Smoking »), images pour magazines, pubs, portraits de figures connues (reine d’Angleterre, Woody Allen, etc.). En gros, si vous avez déjà croisé son travail ici ou là, vous allez reconnaître pas mal de choses. L’éditeur annonce plus de 110 illustrations, et honnêtement ça se voit : le livre est bien rempli, pas de pages perdues avec du blabla inutile.
La préface explique que certaines images ont été retouchées par rapport aux versions originales : couleurs ajustées, petits détails modifiés, cadrage revu, suppression de textes. C’est un point qui m’a plu : on n’a pas juste un copier-coller de ce qui existe déjà, il y a un léger travail de remise à niveau. Ce n’est pas révolutionnaire, mais ça se voit sur certaines planches, les couleurs sont bien propres et cohérentes sur l’ensemble du livre. Il y a aussi quelques inédits (Simenon, Prévert, Jacques Tati…), ce qui donne l’impression de ne pas payer uniquement pour des choses déjà vues mille fois.
Par contre, il faut bien comprendre que le texte est quasi absent. On a une introduction bilingue de quelques pages, qui pose un peu le décor, mais après plus rien. Pas de légende détaillée pour chaque image, pas de date, pas d’anecdote de production, pas de commentaire de l’auteur. Pour certains, c’est agréable parce qu’on reste dans le visuel pur. Pour moi, c’est un peu frustrant : j’aurais aimé au moins une petite ligne pour chaque illustration, histoire de savoir d’où ça vient (magazine, année, contexte).
En résumé, au niveau présentation du contenu, c’est un gros catalogue d’images bien foutu, mais assez sec en infos. Ça passe bien si votre but, c’est juste de profiter des dessins en grand format. Si vous êtes du genre à aimer comprendre le contexte, comparer les versions originales, etc., vous devrez chercher ces infos ailleurs. Ce n’est ni un livre d’histoire de l’art ni un making-of, c’est vraiment un artbook pur et simple.
Points Forts
- Très belle reproduction des illustrations, grand format agréable à feuilleter
- Édition limitée numérotée avec estampe signée, intéressant pour les fans/collectionneurs
- Matériaux et reliure sérieux, impression propre et homogène
Points Faibles
- Très peu de texte et de contexte, pas idéal pour découvrir l’artiste
- Prix assez élevé pour un contenu quasi uniquement visuel
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, « Floc’h – Art by Floc’h » est un gros recueil d’illustrations bien imprimé, pensé comme un objet de collection plus que comme un livre à lire. Le format large, le papier correct, la reliure sérieuse et l’édition limitée numérotée avec estampe signée font clairement monter la sensation de qualité. On sent que c’est fait pour les gens qui connaissent déjà l’artiste et qui veulent avoir un best-of de ses images sous la main, à feuilleter de temps en temps sur une table basse.
Les points faibles sont surtout du côté du contenu éditorial : très peu de texte, quasiment pas de contexte, aucune légende détaillée. Pour quelqu’un qui découvre Floc’h ou qui veut comprendre son parcours, ce n’est pas l’outil idéal. On profite des dessins, mais on reste un peu à la surface. Ajoutez à ça un prix pas anodin, et on se retrouve avec un livre qui vise clairement un public de fans plutôt qu’un public large. Si vous aimez déjà son style et que vous assumez le tarif pour un bel objet, vous devriez y trouver votre compte. Si vous cherchez une introduction complète à son travail ou un livre plus pédagogique, vous pouvez probablement trouver mieux adapté ailleurs.